Le Tréponème Bleu Pâle

03 juillet 2015

LES TOURNESOLS ...

 

 

... INSOLATION

( Carnage & Mélancolie )

 

 

Seul

 

Comme chaque année le Tréponème Bleu Pâle chausse ses semelles de vent direction la Grèce.

En ce début juillet, le meltem gémit :

Je vous le dis : il faut encore porter en soi un chaos, pour pouvoir mettre au monde une étoile dansante.

( Nietzsche )

ça résume bien la situation actuelle...

Musée de la démocratie

 

Quand j'ai commencé ce blog, je ne pensais pas poster 2052 messages et recevoir 100 000 visiteurs

et pourtant .. !

Pour repartir de plus bel, une interruption s'impose ... trouver un second souffle !

Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux . ( M.P. à la recherche du temps perdu )

Bel été à toutes et à tous.

Hasta la sidoré …

Léon Cobra

 

à bientot

 

 

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30 juin 2015

FUSION ESTIVALE ...

 

 

... POST SCRIPTUM

 

corps et âme

 

Vague d'écume

Ecume vague

 

Bikini atomique, vaguement elle,

céleste houle.

Boxer short, écumant brut.

Spumosité crème,confusément lui.

 

Tant qu'il y aura des films...

 

Hollywood a gagné la seconde guerre mondiale un été technicolor à marée haute

tandis que Staline dans sa datcha visionnait , brumeux, un Chaplin muet, la ruée vers l'ordre.

 

Une série noire, une page blanche et ... tous les gris intermédiaires.

 

WINCHESTER

 

Au café du Port,

des cheveux longs, des livres, des journaux, des cigarettes,

Une nouvelle vague, ambiguë, oscillante.

 

Battement de cils,

battements d'ailes,

Houle à Hop,

ressac à dos d'âne. Mucus.

 

La caméra tourne encor et encore à contre jour, à contretemps.

Figurants de l'incertitude, étiolement, reflux.

À bout de souffle … Souffle au coeur.

 

Une série noire, une page blanche et ... tous les gris intermédiaires.

 

 

Le Gorille

 

 

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24 juin 2015

LIQUéFACTION ...

 

 

... RICANEMENTS

 

 

 

Turpitudes

 

à une ou deux exceptions près, le ricanement, la gouaille et le scandale forment le fond de notre presse. A la place de nos directeurs de journaux, je ne m’en féliciterais pas. Tout ce qui dégrade la culture raccourcit les chemins qui mènent à la servitude. Une société qui supporte d’être distraite par une presse déshonorée et par un millier d’amuseurs cyniques, décorés du nom d’artistes, court à l’esclavage malgré les protestations de ceux-là mêmes qui contribuent à sa dégradation.

Albert Camus, entretien donné à la revue Caliban, 1951

 

 

Décharge 166

Dans MAGNUM, le complément virtuel de la revue Décharge,

http://www.dechargelarevue.com/

 

Jacmo

chronique la revue du mois

ce vieux Tréponème Bleu Pâle:

 

Autre rencontre au marché de la poésie. Quarante ans après sa fondation, la revue de Léon Cobra reparaît sous la forme d’un album 33 tours, intitulé Éclosion. Avec un livret inclus où l’on retrouve les textes des chansons signées Léon Cobra et Bernard Stisi, ainsi que des textes écrits en Inde en 1970.

 

Couverture Aspic

 

Couverture d’Henri Aspic.

 


 

En 1975 on parlait de presse parallèle et autour du Tréponème bleu pâle, il y avait aussi : Tripot, Barbare, Le Crayon noir, Kanar, le Quetton, Bazooka, L’Ecchymose, le Clampin libéré, entre autres journaux underground de l’époque, contre-information, poésie, fanzines… « Si vous n’aimez pas les journaux qu’on vous donne, fabriquez-les vous-mêmes !... » « Soutenez les offsets de la colère ! »
Avec les dessins d’Henri Aspic, on se replonge dans l’ambiance de l’époque. Quiconque possède encore une platine pourra retourner quarante ans en arrière, avec l’énergie, la révolte et l’envie de renverser le monde (et un brin de nostalgie).

 


 

En savoir plus : http://monstermelodiesparis.blogspot.fr/

 

Les micro-organismes très nombreux et très prolifères détruisent par liquéfaction les néocytes, pénètrent dans les parties voisines de la plaie et amènent la formation des ?! ? du voisinage

Journ. offic. 11 fév. 1875, p. 1136, 1re col.
H. DE PARVILLE

 

prisonnier

 

 

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19 juin 2015

ECLIPSE BINAIRE ...

 

 

... Micro Sillon

 

 

BLue vinyl

 

Une critique de notre album

éclosion

dans

ROCK & FOLK N° 575

Juillet 2015

 

EClosion éclipse

 

... en (très bonne) compagnie.

 

MicroSillons

 

 

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03 juin 2015

FAUSSES NOTES ...

 

 

... PORTéES DISPARUES

 

 

portée

 

 

éclosion: l'album

 

Sombre dans l'infini

 

 

DOUBLE COUV4

 

Crève salope part 2

 

 

3 en 1

 

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02 juin 2015

BRIBES d ' éTHER ...

 

 

... à ciel ouvert

 

 

 

Chorten

 

GOUTEZ l'AZUR

en

LECTURES

 

Juillet 2014

 

Toujours à l'affiche …

 

caniculaires

torrides

imprévisibles

détonnantes

 

Les Chroniques Bleues-Pâles

 

Zinc

il était une fois … la Presse Underground !

 

http://leoncobra.canalblog.com/archives/2011/05/27/21239483.html

 

Santorini

 

Carnets de Route :  ICI vu de JADIS

 

BOMBAY / Mumbai

Vendredi 11 septembre 1970 / Salvation Army.

( Armée du Salut. Dortoir non mixte )

 

Eclaircies nuageuses

Pluie de pétales de pavot

Brouillard de citadelle d’ego

Excellente météo

 

Un corbeau noir sur un vieux barbelé rouillé

Des fleurs du vice de cinq printemps dans les jardins d’enfants

Que ferez-vous 75 secondes avant la fin du monde ?

Vos valises ???

 

Graisse fondue, jouets abandonnés

Sirènes d’alarmes, jus de murène

Particules pileuses, vieille noblesse

Prendrez-vous le dernier fiacre mauve pour Libido City ???

 

Haillons amnésiques, masques de crépon

Pitance d’impatience, patience famélique

Les mains tranchées de la Tempérance

A quoi pensent les condamnés à perpétuité au moment du verdict ???

 

Le champignon se venge… encore fait comme un rat.

Porte de l’éléphant / Seconde Zéro /

 

Népal

 

TF Ladies et son Webzine:

 

TF LADIES

 

 

le Castor Magazine

http://www.lecastormagazine.com/

 

Kale Ouyang

 

et bien sur

les cultissssssssssssssssssimes N°1000 & 2000

 

N°2000

 

http://leoncobra.canalblog.com/archives/2010/11/23/19680599.html

 

N°1000

 

Underground

 

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01 juin 2015

VIDE GRENIER ...

 

 

... POIVRE & RIMES

 

 

Parking

 

ParKing Poésie

( Version courte )



Au Parking – Poésie,

le poète croupit.

 

Aux poubelles de l’Enfer,

il se pique d’Alchimie,

Junky, junky, junky,

vautré dans sa misère.

 

parking poésie

 

 

Au Parking – Poésie,

plume d’oie sur le nombril,

 

Il apostrophe les murs,

son délire torture

les fantômes de sa vie

sur l’flipper Nostalgie.

 

Au Parking – Poésie,

Fleurs du Mal en plastique. 

Le désir, la folie,

l’œuvre des publicistes.

 

Au Parking – Poésie,

la nuit éclaire la Nuit

 

PP

 

 

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30 mai 2015

RéSONANCES ...

 

 

... CLEF de ( Sous ) SOL

 

 

album rock Logo

http://www.albumrock.net/index.php

 

Eclosion, sortie d'une pépite du rock expérimental français des seventies

Steven Jezo-Vannier, le 12/05/2015 en ligne sur ALBUM ROCK

 

Avec son embryologique label, le célèbre disquaire Monster Melodies nous offre une plongée à bout de souffle dans le rock underground et expérimental français avec l'improbable sortie de l'album Eclosion. Enregistré à l'automne 1972, ce LP poétique et halluciné a réuni trois artisans des souterrains post-soixante-huitards : Léon Cobra, l'auteur du Tréponème Bleu Pâle, fanzine emblématique des seventies, Bernard Stisi, guitariste et meneur du groupe Primitiv's, et leur compère chanteur et batteur Marc Blanc, ancien membre d'Âme Son. Oublié depuis plus de quatre décennies, le LP voit le jour en édition vinyle colorée, limitée et numérotée (1000 exemplaires), accompagnée de sa pochette psychédélique originelle, dessinée par Henri Aspic, contributeur du Tréponème. Le disque est accompagné d'un collage de Léon Cobra et d'un numéro anniversaire du fanzine, qui ressuscite exceptionnellement en version papier pour fêter ses quarante ans.

 

album rock

 

Retour sur la genèse de cet album avec Léon Cobra.

 

SJV : Comme souvent dans ce genre d'histoire, tout commence avec une bande de copains, sur les bancs du lycée et avec la découverte du rock...

LC : C'est toujours la même rengaine.

Le début des années 60, les Chaussettes Noires contre les Chats sauvages puis la découverte des originaux Eddie Cochran contre Gene Vincent ensuite les Beatles contre les Stones.

Dans la cour du Lycée Rodin, un lycée pilote, dans le treizième arrondissement de Paris, chacun défendait ses favoris. L'environnement était favorable : un club de jazz, un ciné-club, un club photo, une troupe de théâtre, un club de poésie mais la vieille génération tenait le terrain. Les stars du bahut, c'étaient les Haricots Rouges, un groupe de New Orleans ; le clarinettiste sortait avec la fille du proviseur et les profs respectaient cette musique dixieland. Le rock, c'était un truc de sauvageons. Quant au twist, c'était une danse et rien d'autre...

En fait, tout a vraiment bougé quant Hector,le Chopin du twist, est venu faire un intérim d'études dans le lycée.

On avait jamais vu ça. Un dandy avec des cheveux super longs portant la redingote et vociférant sur des paroles de Jean Yanne à la Screamin' Jay Hawkins.

SJV : Dès 1965, vous créez le groupe Primitiv's au sein du bahut.

LC : Bernard et Marc ont monté les Primitiv's. Bernard venait du New Orleans, il jouait du banjo dans le Rodin'Jazz Band au départ mais bien vite il s'est mis à la guitare électrique. Le premier concert a eu lieu dans la salle de théâtre du lycée. Moi je présentais le spectacle avec des parodies de Nino Ferrer et d'Antoine. Ils jouaient uniquement des reprises des Stones, Yarbirds ou Pretty Things.

Dès le deuxième morceau, le proviseur a quitté la salle, marquant sa désapprobation. Moment culte !

 

SJV : Noël 1966, c'est le moment du pèlerinage londonien, de rigueur pour tous les frenchies dont les oreilles traînent déjà vers Carnaby Street et sur les disques du Swingin' London. C'est la révélation pour tous les trois ?

LC : Ouais, c'était pas notre premier voyage. On avait l'habitude du train et du ferry pour aller acheter des fringues et des disques à Londres. Je devais en être à mon troisième séjour linguistique consacré principalement à la consommation de films d'horreur de la Hammer (2 par séances) et de concerts au Marquee Club ; à Wardour Street, on avait déjà vu les Move, les Moody Blues, etc...

Mais ce coup là, on a changé de planète et  tombé en plein UFO avec les Soft Machine et Family.

On a croisé Jeff Beck à Chelsea et respiré le parfum de Jimi Hendrix au Zebra Club. Incroyable !!!

J'ai écrit un texte qui relate cet épisode : une nuit à UFO.

 

SJV : Retour au pays, les Primitiv's sont déterminés à percer, mais le contexte n'est pas le même des deux côtés de la Manche...

LC : Le groupe était maintenant vraiment au point avec Bernard Lavialle toujours au solo, Patrick Fontaine comme bassiste, et un nouveau chanteur, Michel Fillon, tous deux issus de Rodin. Ils écumaient les clubs parisiens et tournaient dans les rallyes mondains. J'ai fait quelques frimes comme chanteur avec eux mais j'avais un trio de jug band. On faisait du folk, des reprises de Ferré Grignard, Dylan, Jim Kweskin et bien sur Hughes Aufray. En plus, je passais mon bac philo et j'allais le réussir en juin 1967. C'était pas une mince affaire : 30% de reçus à l'époque...!

 

SJV : Tu prends la route des freaks à destination des mystères de l'Orient, des spiritualités de l'Inde et du Népal. Peut-être un souvenir, une émotion sur ce voyage, à l'heure où le pays pleure ses morts et ses ruines ?

LC : Là, tu vas trop vite. Tu oublies le tournant décisif : mai 68 !

J'étais étudiant (droit & lettres) et j'ai vécu ces deux mois avec passion, frénésie, rage et dépit. Tout le monde ne parle que de mai 68. Normal, c'était la fête, l'espoir mais le plus terrible fut juin 68, la déception, la répression, l'évacuation des facs et des usines. En septembre, mon père est mort. Ce fut le second déclic. J'ai décidé d'appliquer le slogan : TOUT, tout de suite, une variante militante du poétique « carpe diem ».

Après, j'ai progressivement abandonné mes études, je me suis mis a écrire, à voyager, Amsterdam, Copenhague, la Turquie, puis le grand saut, la Grande Route jusqu'à Katmandou en 1970.

En voyant les images de la capitale du Népal dévastée, je suis vraiment abattu. J'ai beaucoup de compassion pour les habitants car l'ambiance dans les seventies était vraiment très cool ; aucune agressivité dans ce pays, aucune embrouille contrairement à bien d'autres lieux. Un visa pour la paix ! Je sais que la situation avait changé : surpopulation, pollution, industrie du trek mais dans ma mémoire Freaks'Street vit toujours avec ses temples et sa nonchalance...



SJV : Sur la route, tu écris des chansons que tu proposes à Stisi à ton retour. Quelle est l'idée à ce moment-là, un groupe ?

LC : Non. Simplement l'envie de se retrouver et de composer des morceaux orientaux avec guitare et percussions. Ensuite nous avons pensé à un album concept.

SJV : Composition et improvisation vous mènent sur la voie expérimentale et une sorte de dadaïsme musical. Je suppose que la découverte de Soft Machine à Londres n'y est pas pour rien ?

LC : Nous n'oublierons jamais la nuit passée à UFO, c'est sûr, mais au niveau musical, notre démarche n'a rien à voir avec les Soft Machine (même la première formation, celle avec Kevin Ayers). Les influences sont plutôt coté poésie chez Lautréamont et Tzara, coté politique chez Bakounine et Guy Debord, coté musical, vers la musique indienne, orientale, folk et psyché.

 

SJV : Il y a plus qu'une proximité avec Soft Machine. Après la séparation de Primitiv's en septembre 1967 et un passage dans l'éphémère groupe Expression, Marc Blanc se joint à Daevid Allen pour fonder Banana Moon, tandis que Stisi effectue son service militaire. En 1969, Allen crée Gong et Blanc, Âme Son. L'aventure dure deux ans, le temps de réaliser l'album Catalyse chez Byg Records et d'emporter l'adhésion du public initié et de la critique. Puis, en 1971, Blanc, Stisi et toi formez Eclosion, l'occasion de créer un son. Comment le définirais-tu ?

LC : Chacun amène ses influences. Marc vient d'Âme Son, tu as résumé son parcours mais il change de registre avec la guitare saturée et la flute planante. Bernard est plus acoustique, folk et oriental avec sa 12 cordes. Moi, j'apporte des bruits, un écho poétique, des percussions dans le lointain, une voix d'outre tombe qui dénonce. C'est un trio original utilisant la langue française. C'était assez rare dans l'underground musical.

CollageNouveau

SJV : Peux-tu nous raconter la session nocturne qui a vu l'enregistrement de l'album éponyme ? en une prise d'une heure et demie, je crois ?

LC : Non, ça c'est une légende ! On se voyait la nuit parce que Bernard travaillait le jour. Certains soirs, on ne jouait pas. On parlait simplement, quelquefois on faisait des parties de cartes. D'autres fois, on jouait de vieux morceaux Le temps passait, on multipliait les versions différentes de nos compositions. Un soir, on a décidé de boucler l'ensemble. En deux mois, on a enregistré en une prise unique des kilomètres de bande, environ deux heures de musique au total.

SJV : Pourquoi le projet n'aboutit pas à l'époque ?

LC : C'était les années 70. Tu étais dans un trip et le lendemain, tu te branchais sur autre chose. Le truc était réalisé, maintenant il fallait vivre un autre projet.

SJV : Du coup, pourquoi aboutit-il aujourd'hui ?

LC : En grande partie grâce à Serge et à son label qui ressuscite les trésors de l'insurrection musicale underground (1968-1978). Il a bien flashé sur notre démarche, notre concept, le dessin d'Aspic et l'originalité du travail. La nostalgie, camarade...

Mais pour être totalement concret, il reste encore de quoi sortir un autre vinyle. Avis aux amateurs éclairés !!!

Merci Léon Cobra et longue vie au Tréponème Bleu Pâle.

Courrez acheter l'album collector d'Eclosion, en vente chez Monster Melodies, 9 rue des Déchargeurs à Paris, quartier des Halles.

MM

 

Découvrez également le dernier ouvrage de Steven Jezo Vannier: RESPECT, un hommage au Rock au féminin.

respect

 

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29 mai 2015

RéVERBéRATION ...

 

 

... VIBRATIONS SINUSOïDALES

 

 

 

Kill the P

 

 

ECLOSION...

L'éveil d'une musique psychédélique parfumée au curry de Madras.

par J.M.C CROCMORT...



Un vinyl bleu numéroté 661 sur 1000...

Milles sabords qu'est-ce ?

Trois freaks et une nana en mille neuf cents septante à Paris ?

Qui enregistrent la MUSIQUE qu'ils aiment...

Oui, je sais ? Johnny Halliday chante aussi la musique qu'il aime mais bon, nous sommes dans un autre MONDE...

Du psychédélisme parfumé d'épices, de voyages, de fumettes, d'envolées de guitares, une pointe d'harmonica, de la flûte traversière, des percussions insolites et un rire féminin si cristallin.

Le descendant de la tribu gauloise des Aduatiques a aimé ce vinyl...

Le Belge : aussi.

 

Analyse :

°°°°°°°°°°°°

Side A

Eclosion : superbe morceau, guitare, flûte et percussions se mélangent en créant l'atmosphère pleines de volutes de fumettes...Les voix sont angéliques...

J'ai bien aimé.

Inondation : très bonne musique, beaucoup de bruitages, mais voix non appropriée...

Des incantations haut perchée à la Robert Plant auraient donné à ce morceau toute son énergie...Un regret aussi, un tambourin ou un jeu subtil de cymbales donneraient une autre dimension à ce morceau.

J'ai bien aimé quand même.

L'amante religieuse : musique sans reliefs, vocalement c'est à contresens, techniquement pas terrible, le texte sauve un peu le morceau.

J'ai pas aimé.

Varanacide : un instrumental pour remplir !

J'ai pas trop apprécié.

Phonèmes : joli morceau avec un rire super féminin... Original et bonne musique.

J'ai apprécié.

 

Side B. :

Devi Touch : bonne musique, les voix sont justes, l'ambiance aussi...

J'ai bien aimé.

Eclosion 2 : un bon instrumental très technique, bonnes percussions, flûte planante et un coup de blues pour le VOYAGE...

J'aime beaucoup.

Crève salope : le coup de coeur !

Le morceau avec un harmonica, du tout bon !

J'ai adoré ce morceau tout droit sorti de la Beat Generation façon J. Kérouac.

Snake dance : un instrumental pour remplir.

A oublier sans façons ! Et, sans contrefaçons.

Sombre dans l'infini : bon morceau avec des voix qui se marient bien au texte et à la musique...

En conclusion non objective : un bon vinyl bleu pas pâle du tout, une musique élaborée avec des moyens certes limités, vocalement à travailler, guitares parfaitement maitrisées, flûte géniale, harmonica bluesy comme j'adore, rire extra, percussions rythmées mais un regret quand même l'absence de clochettes tibétaines, de cymbales, de caisse claire, de tom qui ajouteraient un côté encore plus psychédélique à certains morceaux.

Bref, j'ai aimé.

Crocmort.

Pour la première fois je lisais la version papier du Trépo '

 Cela m'a fait penser aux zines belches underground du début des seventies : Pour,  More et En attendant ...

 

Croc'Mort

 

JMC alias Croc'Mort

(Ecrivain-musicien-routard

For ever Freak )

 

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26 mai 2015

NOCES d'EMERAUDE ...

 

 

... Le RETOUR du Tréponème Bleu Pâle

 

 

 

TBP N°3-4  1975

 

40 ans après la sortie de:

 la Ballade d'Oiseau Somnambule

 

TBP11

 

TBP2

 

 

le Tréponème Bleu Pâle

( version papier mâché )

est de retour

avec l'album: éclosion !

TBP Spécial éclosion 2015

un numéro spécial

célèbrant le meilleur & le pire du fanzine

+ les chansons illustrées du vinyle

et quelques inédits !!!

triplex22

 

REQUIEM ( oeternan dona eis )

 

à Richard dont l’œil nous regardera toujours à travers les vitres grillagées des cars de flics,

à l’Autre qui n’a jamais pu être lui même dans les costumes prêt à porter de la société du spectacle,

à Candide 76 qu’on a sorti de sa campagne pour lui filer des galons et un petit blindé pour écraser les enfants d’hommes,

aux briseurs de vitrines qui crevaient de honte derrière l’étalage de l’intouchable frivolité,

aux bras qui portent dans leurs veines les aiguilles de la solitude blanche,

aux yeux pleins de hantise qui habitent les ghettos du savoir,

au pavé parisien qui se consomme en barricades au Printemps de la rue,

au joueur de tambourin qui rituel de joint en joints crève la peau du Vieux Monde...

 

au café noir qui speede les cernes des silhouettes voutées,

à la fille enfournée dans le chauvinisme mâle, aux pédés des urinoirs publics,

à la presse marginale qui colporte nos mythes et qui d’un chant d’amour nous donne l’envie de jouir le quotidien à la mesure de notre imagination,

au bateau qui finira bien un jour par sombrer sur un océan de larmes,

aux oies gavées dont le foie éclate aux néons des super-marchés,

aux fabricants d’armes quand leurs bombes les remercieront,

aux maladies vénériennes, à l’ironie suprême et aux dollars dévalués,

aux ronds dans l’eau près de la raffinerie, aux poissons géants des centrales nucléaires,

aux indigènes qu’on expose dans les zoos, au génocide du mazout, à la cuisine française qui entrelarde les connards, aux névroses qui délivrent, à Ulrike Meinhof, au dernier crabe de Mururoa,

aux chimères qui germent dans les slums,

aux canuts du vieux Lyon et aux grévistes de Lip,

à la Cecilia

et à Dylan qui n’a pas su mourir à temps...

 

à la ligue des Droits de l’Homme pour qu’elle fane enfermée dans les coffres forts de Nixon, la peste,

à la robe tachée de sperme, au rouge à lèvres sur les pensées de Mao, à Robin des Bois reclassé aux eaux et forêts avec un joli badge d’insoumis,

à l’orgueil qui se terrasse par orgueil, à la distorsion et à l’écho,

au Petit Prince enkaserné dans l’école-bèton qui peint au tableau noir du langage urbain un arc en ciel de Fleurs des Songes,

à l’adolescent qui découvre les plaisirs des sens,

aux graphitis des couloirs du métro,

au sommeil des mitards, aux rictus des miroirs, à la guillotine rouillée et aux crosses levées,

à tous les mégots qu’on a écrasés au fond des cendriers parce qu’ils consumaient notre vieille civilisation puritaine en une folle ronde créatrice...

Je voudrais simplement dire : nous voulons, nous aurons les Solstices de la Vie !!!

Léon COBRA

( ce texte est paru dans Libération le 2 août 1976 )

 

Couverture dos

 

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