Le Tréponème Bleu Pâle

24 octobre 2014

INCIDENT TECHNIQUE ...

 

 

... INTERRUPTION MOMENTANEE

du  TBP N°2000

 

 

BOMBE A

 

En mode PAUSE ...

Twist à Fukushima

 

... le N° 2000

revient d'ici quelques jours !

 

N°2OOO Rama

 

 

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23 octobre 2014

PATTE d' OIE ...

 

 

... ECOTAXE

 

 

 

Rock my soul

 

( 2 )

Léon Cobra présente : Rockin' down the highway

 

the-doobie-brothers-rockin-down-the-highway-warner-bros

 

 

Highway men

 

Quittant les mornes autoroutes et les chemins balisées, tous arpentent le HIGHWAY : Bluesmen , Folksingers, Desperados, Outlaws, Beatnicks, même les disciples du métal le plus lourd.

Steve earle low highway

Steve Earle: the low highway

 

Hank-Banner-Square

Hank Williams: Lost Highway

 

Acdc_Highway_to_Hell-lyrics

ACDC .... Highway to Hell

 

Les films et les feuilletons TV saisissent le filon et eux aussi conjuguent le Highway au gré de leurs émotions.

lost-highway-original

Lost Highway: un film de David Lynch

 

HtoH

Highway to Heaven: une interminable série TV américaine en 110 épisodes.

 

BlueHighway

FIN

 

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22 octobre 2014

Par monts et par vaux ...

 

 

... Grands Chemins (d'infortune)

 

 

 

Rock my soul

 

( 1 )

Léon Cobra présente: Down the HIGHWAY :

Logo rock my soul highway

 

HMen

 

La mythique Route 61 ou US 61, relie le Minnesota à la Nouvelle Orléans, se déroulant tel un serpent de 2264 kilomètres.

Déjà légendaire, elle doit beaucoup au talent de Bob Dylan qui après avoir commis Highway 51 et Down the Highway, restés relativement confidentiels,la propulsa au sommet du Hit Parade à travers son sixième album Highway 61 revisited, contenant le morceau culte : Like a rolling stone.

 

Dylan 61

 

On connaissait la route, ses vagabonds mystiques, ses auto stoppeurs à la dérive, ses hobos, ses trimardeurs, célébrés par Jack Kerouac ou Woody Guthrie. The Blues Highway, devint donc un style musical à part entière encensant la liberté et l'errance avec ses cohortes de routiers ou de routards.

Hooker 51

La voix du Blues.

Jim Croce

celle du FOLK !

Lincoln highway Folk group

Bruce Spingsteen évoque, lui, le HIGHWAY 29.

Bruce

 

 

Johnny Cash - Highway Patrolman

 

La suite ... DEMAIN !

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21 octobre 2014

GANTS de VELOURS ...

 

 

... SENTIMENTS SéDITIEUX

 

 

 

TBP 2000 GRis-pâle

 

3 mains

 

 

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20 octobre 2014

En pointillé ...

 

 

... TROP CHER

 

 

senegal_2000FRANCS

 

 

Trop cher

Texte & Illustration : Hervé MESDON

 

 

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19 octobre 2014

OMELETTE NORVEGIENNE ...

 

 

... HUIT OEUFS BIO

 

 

 

 

TBPBLUE 20000

 

 

PharaOEUFS

HuitOeufs

Collage:  LITTLE SHIVA

 

Pharaoeufs

 

 

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18 octobre 2014

FAMILISTERE ...

 

 

... PRESSE - ETOUPE

 

 

 

Batsal Couv 001

Couverture: Stéphane BATSAL

 

 

Aspirateur et coup de couteau

 

Je préfère les balais. J’ai toujours préféré les balais. Mais chez Madame, c’est aspirateur et lingette microfibre. Pas d’éponges, ce sont des nids à bactéries, elle dit. Moi, je réponds oui, sans bruit, avec juste ma tête qui hoche comme les chiens en plastique sur la plage arrière des voitures, quand j’étais môme.

Chez madame, je chevauche un aspirateur vorace et beuglard. Je peine parfois à le faire m’obéir. On dirait qu’il flaire mon amour des balais. Ses roues coincent, le câble électrique fait des nœuds. J’essaie de rester patiente. Je pense aux éponges. Elles sont moins susceptibles. Parfois, je me dis que je suis une éponge. J’absorbe, j’absorbe tellement de choses. On m’essore rarement. Je n’aspire pas à grand-chose. J’expire à petit feu. Je fais le ménage chez Madame. Et ce n’est pas que je ne pourrais rien faire d’autre. Mais l’autre est soumis au rude marché de l’offre et la demande. Plus de demandes que d’offres et j’ai horreur de me battre. Alors je fais le ménage. J’ai peu de concurrence dans le domaine. Et c’est assez pour subvenir à mes petites exigences vitales.

Je suis passée au Monoprix en rentrant. Monoprix, c’est cher. C’est ce que j’ai toujours pensé sans jamais y être entrée. J’ai acheté une banane. De taille relativement imposante. Trente centimes, c’est ce qu’a dit l’étiquette crachée par la balance. J’ai sorti une pièce de cinquante centimes. La caissière avait les cheveux gras et les yeux tristes. Elle ne disait pas un mot, ne croisait le regard de personne. Un peu comme si elle n’était pas vraiment là. Quand c’est arrivé à mon tour, elle a levé la tête pour rejeter ses cheveux sales en arrière. Sur le devant de son cou, à hauteur du col, j’ai vu une longue cicatrice irrégulière. Une trainée violacée qui traçait toute la largeur de sa gorge. Ça ressemblait à un chemin creusé à la lame de couteau. J’ai eu mal, un peu comme si sa peau devenait la mienne. Ses yeux ne regardaient toujours personne. Un instant, je me suis demandé si elle était morte sans le savoir. Sans qu’on le sache non plus. C’était chouette cette idée de caissière fantôme. Avec un peu de musique, je me serais cru dans un décor de film. Mais il ne s’est rien passé d’assez bon pour nourrir le scénario. J’ai tendu cinquante centimes, elle m’en a rendu vingt. Cette caissière devait être parfaitement vivante, finalement. Et moi aussi, sans doute.

( Marlène TISSOT )

Batsal Couv 001

 

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17 octobre 2014

A POSTERIORI ...

 

 

... COMMOTIONS

 

 

N° 2OOO

 

110

Collage: Nezumi

 

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16 octobre 2014

A PRIORI ...

 

 

... COMPASSION

 

 

N° 2000

 

JacquesJuin17

Collage: Jacques JUIN

 

 

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15 octobre 2014

En bordée ...

 

 

... HAGARD

( à Morlaix )

 

 

TBP 2000 GRis-pâle

 

 

Lamorlaye 

Photocopie de dessin sur papier journal: Dominique DELHAYE

 

Gare de Morlaix

( ... dans le Finistère )

 

Burinés de bière format over size, ils se la pétaient au bar du train Paris-Brest. Leur accent s’articulait autour d’une langue inconnue et brisant le silence d’un café bien raide à siroter, ils prenaient toute la place dans ce wagon dessiné par Lacroix. Criant de mots disloqués, se pensant seuls parmi nous, installant bruits et présence dont tout le wagon se moque, nous ne pouvions nous asseoir, juste nous accouder, lever les yeux, baisser les yeux, se noyer au fond du café en remuant délicatement la cuillère sans déranger. Surtout ne pas croiser le regard de ces deux types et capter une éventuelle complicité prête à partager un mauvais coup. Ils transpirent de bêtise crasse, avachis dans leur ignoble rigolade. Entre deux traits d’arabica, j’examinai la chemise à carreaux de l’un et le crâne chauve de l’autre. Différencier le plus teigneux me fut impossible. La sonnerie du téléphone de l’homme à carreaux, un chant du coq, le faisait marrer. Il nous le repassa cinq ou six fois histoire de nous faire partager un peu de son intimité. L’autre s’outre blindait de canettes de bière et la pression montait sur son visage. Ces deux-là craignaient sérieux. Lors d’un passage à vide de braillement, je saisissais deux mots « Autobus » et « Brest ». Ils allaient à Brest. Le train entrant en gare de Morlaix, deux jeunes filles fraîches et de belle allure se firent ouvrir la porte par le teigneux à carreaux tel grand seigneur ivre de politesse. Ils descendirent tout trois sur le quai. Pressant le pas, le temps d’un wagon. Je suis au cinéma. Je mate la scène. Un doute, un soupçon. Il revint précipitamment, prit son pote par le bras et ils quittèrent le wagon bar, empressés de poursuivre les filles. Ils devaient descendre à Brest. Ils s’arrêtent subitement à Morlaix. Un Paris/Brest sans le moindre bagage et culture de la langue du Léon. Peu importe la destination, le premier plan suffira, ils sautent du train pour une histoire de coïncidence. Le train démarrant à nouveau, je me mis à imaginer la suite de cette anecdote et espérais que les filles soient attendues par quelques amis. Arrivé à Brest, mon sommeil fabriqua ce que le journal « Ouest France » relata le lendemain : « Crime ignoble ;à Morlaix : deux jeunes filles, rouées de coups, retrouvées dans un jardin. » Je m’en veux toujours.

 

Hugo Canesson  / 03/07/ 2014 /

 

 

Poussepousse JPPailler

Dessin: Jean-Pierre PAILLER

 

 

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