Le Tréponème Bleu Pâle

20 mai 2018

TELEFERIK ...

 

... PREMIER de CORDéE

 

18net

 

  

piloteAK Photomontages: Alain Kugel

 

 

trepo68

 

 

trepo68retour

 

 

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19 mai 2018

ANCHOÏADE ...

 

 

... L'ARGENS ne fait pas le BONHEUR

 

JP Rémy

JP Rémy

 

En mai 68, à l'âge de 13 ans et demi, j'étais apprenti ébéniste dans les quartiers ouest de Toulon. Venant de l'est toulonnais à 20 kms de là, je devais prendre un bus à 6h30 du matin qui me déposait à l'entrée de la ville puis prendre un autre autobus pour la traverser de manière à être au boulot à 8h.

Après une journée de 8h, rebelote pour rentrer chez moi où j'arrivais vers 19h30.

Alors ce jour de printemps où arrivé à l'entrée de Toulon, je découvre une marée humaine de manifestants m'empêchant de traverser la ville, quel bonheur !

Je suis retourné me coucher avec joie...

 

Le rat botté

 

 

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18 mai 2018

SPASMES ...

 

... DéVASTEZ-MOI !

 

à chaos chaos et demie

Photo pour Léon Cobra mai 2018

Carine-Laure DESGUIN

 

7

Une seule semelle à trouer le ciel, c’est trop cher le jour pour sucer les ennuis. Ce qui chipote l’oubli au fond de ces cloaques intestinaux, ce sont ces machines à gazouillis (ou bestioles à tampons sur pompe à merde) sur la route de Kérouac, et en parallèle, ces lèvres bissextiles au sexe humide d’apparats. Un peu comme danse la pluie quand le tango à l’abattoir s’étiole, exsangue de mouvements à mots et de rotules à charnières.

8

Jusque là, jusque là donc le tombeau des jours d’avant ignorait tout de ces saccages, de ce chaos à chaos et demi. Il  écornifle au diable loin s’en faut et que cesse cette esse à la fin du chaos singulier, et qu’aucun sens ne déverse des germes de miasmes et de tubercules à sauterelles, quitte à engloutir des mies de pain ou autres majestés.  

9

Sur un tapis de verdure en soutane de trompe la mort, des larmes se déplument contre les ombres d’une hypoténuse et d’un mur en poussières d’étoiles. Les caddies, toutes entubées de publicités transparentes (si, boire, veau et écus d’or), ornent à moutarde vermeil toutes ces heures et bouquets bien affûtés.

10

Des états de siège, assis entre des pots à cuillères matelassées, embouchent un panier de coings pour purée, et pendant ce périple s’écoulent d’un jour de beau temps des poèmes à cheval sur des ruines de lettres et de métamorphoses.

 

((( La loi esth+®tique des deux hypostases ,,, d+®tail  la loi esthétique des deux hypostases: Thierry Tillier

 

11

Parfois une aile d’oiseau de feu et une raie d’envergure à l’os, juste à l’orée de l’impossible, commencent à battre les œufs de l’indicible et les secondes d’alors se dénudent au rythme de ce temps-là.

12

De tohu-bohu en brouhaha de solfège, le bing bang creuse son sillon. Les terres sont à poil et les poissons sous les peaux ne s’encanaillent plus d’écailles. Les longs cheveux dans leurs grands yeux de soleil vivent encore de beaux jours devant les dieux. Et dans leurs chariots d’agrumes et de pétales, des miradors et des effets spéciaux secouent les lacs endormis.

13

De ces alphabets improvisés et de cet algèbre branlant, les seins n’en reviennent pas. Dans l’arène d’une grammaire, sous un soleil de nitrates, une coulée d’aréole se mire, ce sera l’analyse entre les cœurs ou rien du tout de cela, puisque le lait à syllabes ouvertes, comme un pantin de foire, s’émulsionne dans les tempéraments jusqu’aux bords des petites lèvres, quitte à bousculer les glandes de Bartolin.

 

charleroi

Charleroi : Thierry Tillier

14

En plein cœur des mousses et des écumes, la logique s’amenuise, bat de l’aile et, entre deux lunes rousses, capitule. A quoi bon s’émouvoir des choses premières qui ne sont plus que des matières grasses, puisque les oiseaux ont des feuilles qui tranchent les soucis et que les silences signent des pétitions ?

 

15

Dans les ratures, entre l’une ou l’autre virgule, s’amoncellent des petits tas, tous issus de points de suspension. En attente d’une poubelle virtuelle dans le cosinus d’une tisane (il y a parfois grève ascensionnelle dans le virtuel), d’une pomme pelée aussi mince qu’un trognon, ou de tout autre adjectif qualifié de chair bon marché dans les paniers d’ordures ménagères.

 

16

On devine la performance des lacs et des infinis à perte d’horizon, on suppose des fragments d’absolu et des trigonométries à gorge déployée jusqu’à la dernière goutte d’une sève assez kitch que pour swinguer comme ça, à flanc de coteaux et à l’emporte pièce  du pouls et naguère qui pourra, comme ils disent.

  

((( Tentative de Polythanasie esth+®tique ,,,

Tentative de polysthanasie esthétique: Thierry Tillier

 

thierry Tillier Illustrations: Thierry Tillier

 

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17 mai 2018

MAILLAGES ...

 

... Vos DéSIRS sont DéSORDRES

 

Alain Helissen

Alain HELISSEN

1968-2018

50 nuances de mai

d+®sordres-couv 001

 

Oui, mai 1968

le mai morable !

mai pensées vont vers toi

avec ta gueule de mai teck

mai tisse de sangs mai les

mai les plus désespérés

ont enta-mai l'hymne des cieux

Mai si tu descends de ta croix

mai les clous de côté et

mai le bois en tas

ja-mai, plus ja-mai ça !

Mai fiance

mai n'a pas dit son dernier mai

mai no pause

bon sang mai c'est bien sûr

le mai ridien de Greenwich

passe entre mai jambe

les mai disances vagabondent

mai lange pas tout

les mai sages douteux

les mai sanges

les mai nagent

les mai tôt lourds

les mai faits impunis

les mai qu'a Nisme

les mai pas tous tes œufs dans le même panier

les mai mots techniques

les six mai triques

et je ne mai tendrai pas plus

sur les mai rots vingt giens

couché mai dort

mai lit mai lot lit pas

il a eu le mai rite agricole

les doigts dans l'mai !

Mai, dit Terranée,

Mai Théo a bon dos

le mai sage et boîteux

a su mai mouvoir à temps

mai si tu vois

qu'en mai squivant je mai

tale de tout mon long

mai fie-toi ma reno mai

ne va pas mai tourdir

cent fois sur mon mai

je re-mai trai l'ouvrage

 

 

d+®sordres-3 001

Collages: Alain Helissen

 

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16 mai 2018

REMOUS ...

 

... POUSSIèRES d'EMPIRE

 

Marche

 

Mai le joli mai en allé

 

Après les pavés de la révolte de mai on pensait les bébés alertés.

On croyait fusillés de clarté les yeux clos des morts-vivants.

En toute innocence on théorisait sec parce que les mots signifiaient. Les orateurs étaient pléthore et les discours vrais.

On sentait le patchouli et les gitanes sans filtre. Les cheveux gaufrés on se mêlait aux garçons qui jouaient Suzanne et souriaient.

Ils étaient tous P4 et ça nous faisait marrer. On était vachement pour la paix.

Angie en boucle on discutait.

On baignait dans la joie d’inventer. Nos corps allégés dans le vent et libérés par les  tuniques indiennes on lisait les révoltés et violemment on espérait.

 

Je devenais une femme mais avant tout j’étais une fille profonde qui discutait avec son prof de français.

De politique et de Lautréamont.

Des petits enfants du Siècle.

De la lutte des classes et le tout au premier degré sans les guillemets d’aujourd’hui.

 

Sans les airs entendus de la nostalgie qui enterre.

 

Des regards d’amour scintillaient avant les novembres sanglants et tout le bataclan.

On croyait fusillés de clarté les yeux clos des morts-vivants mais des spectres encagoulés et d’autres races de rapaces de la mort noircissent les rues et les papiers de sentences d’outre tombe et d’idées périmées.

 

Le mai le joli mai en barque

Le mai le joli mai a paré les ruines

Le mai le joli mai en allé

Le mai le joli mai ridé, vieilli, vilipendé.

 

On lit des autofictions, des brûlots éphémères et des guides de santé.

On débat, on balance, on témoigne, se repaît d’éléments de langage  mais on a perdu sa langue.

Et par conséquent sa pensée.

Alors encore à nouveau plus fort s’il le faut :

Alertez les bébés

 

( Géraldine Serbourdin

Lille, le 9 Avril 2018, 14h )

 

Visage

 

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15 mai 2018

ALGUES TOXIQUES ...

 

... BAIN de SOMMEIL

  

 

JP Andrevon

Jean-Pierre Andrevon

 

ET MAI 68, DANS TOUT ÇA ?

J'ai beau me réclamer en permanence, et avec insistance de mai 68, je n'ai pas grand souvenir non plus des "évènements" à Grenoble. Parce qu'il ne s'y est pas passé grand-chose ? Où que, trop pris par de multiples activités, je suis passé à côté ? Je me souviens d'une manif rue Turenne, brusquement interrompue par une charge de CRS repoussant la foule place de Verdun et où, comme les autres, j'ai joué des baskets. Place de Verdun toujours, je me souviens d'un mao cathéchisant d'un ton sec et scandé un fort groupe d'au moins cent personnes assis en cercle à ses pieds, et ponctuant chacune de ses phrases d'un "camarades !" mécanique. Prudemment, je suis passé au large de cette marionnette. Je me souviens avec plus de sympathie de vendeuse des Galeries en grève, répandues sur la Pégé talons hauts et bouche peinte, se parlant, et parlant aux passants, enfin, d'autre chose que du prix des cosmétiques. Je me souviens des piquets de grève devant le collège Guynemer, ou j'enseignais, et de ce collègue prof' de maths, toujours sévère et vêtu en noir (j'ai oublié son nom), soulevant brusquement une de ses jambes de pantalon pour montrer son membre mécanique et jeter :« Vous voyez ce que m'a fait la guerre ? Cette jambe, jamais je n'accepterai qu'on dise que je l'ai donnée à la France. On me l'a prise ! »

 

Sous-les-pav+®s

Sous les pavés ... première lecture !

 

Le meilleur de mai 68, c'est qu'il a poussé les gens à se regarder dans les yeux, à échanger, à quitter leurs habits noirs. Pour un temps seulement, bien sûr. J'aimais la plupart de ses slogans. Pas tous, quand même. Par exemple «CRS = SS» Allez dire ça à un authentique Résistant ! Un de ceux auxquels je reste fidèle ( dans ma tête ), c'est : « INTERDIT D'INTERDIRE ». Par exemple je suis pour la vente libre de Mein Kampf.  On trouve bien dans toutes les librairies les écrits de Marx, Trotski, Mao, Freud, la Bible, le Coran, et même les conneries anti-écologiques d'un Luc Ferry. Alors ? Je ne pense pas que Mein Kampf, livre écrit par un nazi pour les nazis, puisse rendre nazi quelqu'un qui n'en a pas la fibre. Je pourrais lire et relire la Bible, le Coran et tous les rouleaux de la Tora sans y gagner un milligramme de foi, à supposer qu'on puisse l'acheter au kilo. En réalité, sans avoir été communiste, mao ni trotskiste, je reste au fond marxiste — tendance Groucho bien sûr, et matelassé du seul combat qui vaille et soit nécessaire d'être mené, celui de l'écologie, dans le seul but de sauver notre maison où on a foutu le feu — tout le reste étant sans importance.

 

Souslespavés1 Sous les pavés (JP ANDREVON) ... 2ème lecture !

 

Pour en revenir à mai, je crois avoir toujours préféré ses idées aux individus qui les ont portées; il serait cruel de rappeler ici les noms de la plupart de ses acteurs les plus connus, lestés de leur curriculum vitæ futur; et, même au présent, mai a été accompagné d'une série d'actions type gardes rouges, qui même à l'époque me paraissaient sectaires, intolérantes, et tout simplement stupides. Celle-ci, par exemple. La Maison de la Culture avait présenté un très beau spectacle de chansons de la Commune, donné par Mouloudji, Armand Mestral et Francesca Soleville. Un soir, la représentation fut interrompue par une horde de maos vociférants; on vit alors Mouloudji, comme le sait supôt du grand capital, faire le coup de poing. J'ai eu l'occasion, un peu plus tard, de demander des explications à l'un des excités. «As-tu remarqué, m'a-t-il dit, que le répertoire ne comportait que des chansons tristes et défaitistes ? C'est clair, ce spectacle n'avait d'autre but que de détruire l'esprit de la Commune, et faire croire aux spectateurs que les Révolutions finissent toujours mal. Nous ne pouvions tolérer ça…». Bravo, camarade, pour cette explication de texte éclairante, suivie d'une juste et courageuse expédition punitive.

Mai, c'était ça aussi. Ça, et autre chose, et son contraire, en somme la dialectique en mouvement, sans barrière ni recul, un joyeux bordel. Comme ce chapitre, en somme.

 

CZ

Sous les pavés ( Samuel Czaezerios ) ... 3ème lecture !

 

 

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14 mai 2018

DRUGSTORE CARNAVAL ...

 

... LéGITIME DéFONCE

 

«NI DIEU NI MAÎTRE!  C’EST UN ORDRE!»

( Hugo Canesson )

hugo

 

Nous étions morts de rire.

La manif allait dégénérer en une méga fiesta.

On se foutait de tout.

C’était en 78.

L’autre siècle.

 

Libertaires dépravés

Par la société du spectacle,

Nous lisions dans les arbres

Et jouions de l’harmonica avec nos copines

Sous les sapins.

 

Bakounine Bakounine par Aspic.

 

«Ni dieu ni maître! C’est un ordre!»

Notre drapeau noir avec,

Au centre,

Une cuvette de chiotte à la Duchamp

Faisait de nous

La plus belle équipe de

Cinglés de la manif.

La révolution était permanente et

Droits dans nos

Pataugasses nous filions

Le parfait amour avec

Le dérisoire.

 

Nous étions 2400 selon nous,

Et 1787 de source policière.

La foule passant devant

Un panneau publicitaire

Se mit à brailler:

« Ma femme

Achète le pack de Brownies par six

Chez Auchan à 10 balles. »

Et puis on entendait:

« A bas le crapaud de Nazareth! »

En passant

Devant une église.

Et aussi,

Très prisé:

«Mon cul c’est du poulet

T’en veux une aile!»                                                                                  

En tête de manif  c’était plutôt:

«Libérez nos camarades!».

 

Tutu

 

La méga fiesta.

L’objectif étant de descendre

La grande rue et d’investir le palais

De la culture pour une grosse AG.

«Halte là!»

Le préfet, en personne,

Avec sa casquette de chef de gare,

Se mit à jouer du sifflet

En nous invitant goulûment

A passer notre chemin.

Il termina son appel par:

«Cassez vous bande de petits cons!».

 

Ni une ni deux.

Mouchoir sur le nez,

Citron dans la poche,

Bille de plomb

Et lance-pierre,

Les premières vitres dégringolèrent

Et la porte du palais

Allait céder quand une compagnie

de CRS

Nous balança  de la fumée.

Courage, fuyez!

Volée de moineaux,

Drapeaux bas,

Nous étions environ 150 selon nous

Encore présents sur le champ de bataille,

Et 51 selon la police.

 

Ame

 

Déçus par la prestation de nos camarades

Révolutionnaires,

Nous décidâmes de nous replier

Au café des sports.

Marcel nous servit le digeo

Accompagné de cacahuètes salées.

La révolution ça creuse.

On fera mieux la prochaine fois.

C’est un ordre!                                                                                                     

 

Rémy 2008

 

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13 mai 2018

POSTE à GALèNE...

 

... APHONIE & FRAMBOISE

 

global

 

La voix est libre

pourtant

elle est souvent muselée

 

Proverbes Bleus-Pâles

 

La voie est libre

pourtant

elle est souvent barrée

 

Mensonge

 

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12 mai 2018

ANTI-SOCIAL ...

 

... Quand le ROCK voit ROUGE

 

l'ennui se métamorphose en joie

 

Qu'est-ce qu'on souhaite à messieurs les dirigeants ?

Qu'est-ce qu'on souhaite  aux politiciens rampants ?

 

Qu'est-ce qu'on souhaite aux militaires impuissants ?

Qu'est-ce qu'on dit à messieurs les présidents ?

 

Crève salope part 2

 

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11 mai 2018

CHEVEUX au VENT ...

 

... DILUVIUM-DéLIRIUM 6818

 

Hiver

  

  Bibi-bi34 (hommage)
  Mai 68, belle cuite !
Présences parfois fortuites
Ces beautés vite séduites
Intervention éconduite
 Rouge affiche reproduite
Nos déclarations traduites
Sur le mur plaque en granit
Presque comme aérolithe
  Nous étions là et exit
Cohn-Bendit ça se mérite
De mémorables poursuites
Images culte recuites
  Pensée longtemps dynamite
Aujourd'hui en déficit
Puis retour à la marmite
Circulez la messe est dite
Plus personne n'y habite
Lis regarde écoute et quitte
Était-ce une réussite ?
Désormais vieux stalactite
  Rite, eau bénite et ensuite
Les traîtres réhabilitent
Ce nouveau monde en faillite
S'il-vous-plaît : pas d'anti-mites
  Au tic-tac de la bi-fuite. 
GIAN
 

Tu-penses

 

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