au café d'Edgar
Des DIVANS profonds comme des TOMBEAUX / LONDON 1963-1964
Nous quittons notre banlieue
pour Londres ; une plombe de métro puis un festival d’horreur ; deux
films d’épouvante par séance, un bon et un tres, tres, tres mauvais…
Mick est notre mentor, il nous fait découvrir Terence Fisher qui réalise pour la Hammer la série des Dracula avec Cristopher Lee dans le rôle du vampire et Peter Cushing dans celui du Docteur Van Helsing. Toutes ces productions inédites en France nous glace de terreur surtout La nuit du loup-garou avec Oliver Reed.
On passe trois plombes par jour au ciné ; le
grand film étant toujours précédé d’un nanar où le grotesque se pimente d’érotisme.
Parmi ses séries B ou Z, Curse of the Undead de E.Dein, Kiss of the
Vampire de Don Sharp, House of Dracula sans oublier les innombrables
maîtresses du dît Comte nous permettent d’acquérir un accent british qui se
révèlera bien utile quelques années plus tard sur les routes d’Orient.
Au café
d’Edgar, Roger Corman, le réalisateur qui filme plus vite que son ombre, quinze
jours pour faire un film, adapte à l’écran les Nouvelles de Poe. La chute de
la Maison Usher (1960), The Raven (1962),The Mask of the Red
Death (1964) et Hauted Palace, tiré d’une nouvelle de H.P. Lovecraft, un bel alibi
culturel à servir à nos profs avec la gestuelle de Vincent Price.




