... BOUILLON de RUPTURE

 

 

France underground

 

Après ROCK’O’RICO ( 25 ans de culture rock en France ) de Christian-Louis Eclimont, richement illustré en quadrichromie, voici maintenant La France Underground ( 1965-1979 ) un pavé de 405 pages de Serge Loupien d’un triste noir et blanc.

SERGE LOUPIEN

Serge Loupien

Pour celles et ceux qui n’ont pas vécu le Temps des Utopies, le récit paraitra âpre souvent anecdotique et bordélique.

Pour les autres comme moi qui ont partagé ces précieuses années c’est un voyage retour nostalgique sur le bateau ivre de la contre -culture hexagonale.

Sur un ton plutôt humoristique l’ancien chroniqueur du Libé canal historique relate les grandes heures du Mouvement et donne la parole à certains protagonistes privilégiés.

On remonte le temps au rythme binaire de la Génération Perdue ( festivals, communautés, presse libre, embrouilles et déceptions ). SEXE, DROGUE, REVOLUTION …  soldés en anciens francs !!!

ZINC

Chacun y récoltera son hommage posthume.

Pour moi, c’est page 170 dans un chapitre intitulé :  Mauvais Karma.

Enfin, utilisant au mieux la flûte que lui avait offerte jadis François Garrel, il ( Marc Blanc, batteur-chanteur d’AME SON ) monte en compagnie de Léon Cobra ( voix, charleston et darbouka) et de Bernard Stisi ( voix, guitare, tambourin et harmonica ) un trio orientalo-psychédélique ECLOSION qui en dépit de sa dénomination va mettre un certain temps à éclore puisque son unique enregistrement ne sera commercialisé que 42 ans plus tard par Monster Melodies Records.

Merci Serge, j’apprécie ton ironie.

Crève salope part 2

Deux gros ratés pourtant :

-       Une page indigente sur la Freep’

Excepté Le Parapluie et ses pluies acides, il survole totalement le phénomène, évoquant simplement quelques titres mais rien, absolument rien sur Zinc, l’alter ego d’Hara Kiri, et les différentes composantes de la Marge : presse de contre-information régionale, revues de poésie, de SF, d’écologie ou fanzines consacrés à la BD.

-     L'Impasse NO FUTURE.

  Il nie totalement l’impact du mouvement PUNK qu’il qualifie d’anarchistes de pacotille comme si le rock et le graphisme n’avaient pas subi l’impact de cette seconde révolution après le premier séisme des Freaks et du psychédélisme .

ART PUNK