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IN Memoriam

 

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Nederbeat Music...

 

La musique beat aux Pays-Bas de 1964 à 1969...

Le rock and roll est né aux States suite à diverses influences musicales : le hilbilly, la country, le jazz New Orléans, le blues du Missippi et les rythmes be-bop de Glenn Miller Band...

Le "boogie" existait déjà après guerre...

Les tempos musicaux se mélangent, l'utilisation de la guitare électrifiée, la batterie, la contrebasse, les cuivres, le piano vont se mixer pour donner du rythme.

Déjà, en 1947, il existe un balbutiement rock'n'roll avec "Cadillac Boogie" d'un certain Jimmy Liggins...

Ce morceau est écouté par un guitariste et un chanteur de rythm'n'blues noirs : Jackie Brenston et Ike Turner.

Le 5 mars 1951, ils enregistrent dans le studio de Sam Philips un morceau inspiré de " Cadillac Boogie" : "Rocket 88" considéré comme le premier morceau rock'n'roll.

Ike Turner deviendra célèbre avec sa femme Tina quelques années plus-tard...

Sam Philips créera son label Sun Records, c'est dans son studio qu'Elvis Presley enregistrera son premier succès "That's all right Mama".

En juillet 1951, Bill Haley avec son groupe The Saddle Men s'attaque lui aussi à "Rocket 88" il est le premier blanc à chanter ce type de morceau.

Après son fameux "Rock around the clock" avec The Comets, Bill Haley est suivi par Elvis Presley, jeune et fougueux chanteur s’accompagnant de sa guitare, qui lui succède avec cette explosion dans la jeunesse du monde entier. La voix de Presley se mélangeant parfaitement au rythme slap de la contrebasse de Bill Black et aux innovations du guitariste Scotty Moore.

Suivirent Little Richard, Eddie Cochran, Gene Vincent, Buddy Holly, Johnny Burnette et beaucoup d'autres.

L'Europe ne resta pas insensible à ce phénomène.

Cliff Richard en Angleterre, Claude Piron et Gabriel Dalar en France, Adriano Celentano en Italie, Rex Gildo en Allemagne...

Le rock'n'roll constitue un exutoire pour beaucoup de jeunes du monde entier, le cinéma s'en empare avec Marlon Brando et James Dean, la mode est au rock'n'roll.

Buddy Holly et Ritchie Valens se tuent en avion, les premiers martyrs du ROCK.

Eugène Craddock alias Gene Vincent se produit sur scène, habillé de cuir noir.

Elvis enflamme les publics féminins avec ses déhanchements à la "pelvis".

Le départ à l'armée de Presley marque un certain essoufflement du rock au profit des nouvelles danses rythmées qui plaisent fortement à la jeunesse du début des sixties.

Le twist devient la référence pour beaucoup de chanteurs : Joey Dee and The Starliters, Chubby Checker.

La France, la Suisse, l'Italie, l'Espagne et la Belgique succombent au rythme du twist, des groupes se forment, de nouveaux chanteurs apparaissent : Johnny Hallyday, Chaussettes Noires, Chats Sauvages, Little Tony, Gianni Morandi, Rita Pavone, Vince Taylor, Burt Blanca.

Cette période twist n'est pas riche en morceaux, le rythme est archi-simple et les paroles des chansons sont assez idiotes.

Dans le nord de l'Europe, le twist n'est pas si populaire, le rock reste bien ancré dans les villes allemandes comme Hambourg où des marathons de rock sont organisés.

On y retrouve souvent des orchestres rock d'autres pays, tels les anglais The Silver Beatles.

 

Aux Pays-Bas, après l'invasion du rock, cela continue cahin caha avec des groupes assez "simples", bien sûr il y a des vedettes : The Blue Diamonds, The Tielman Brothers qui font partie de l’indo-rock, tous les musiciens sont d’origine indonésienne, ils portent de longs cheveux noirs dans la nuque, des cirés noirs, des pantalons »pattes d’éléphant » et des chaussures à talons espagnols.

Mais le premier rocker reste Peter Koelewijn en zijn Rockets qui avec son « tube » : Kom van de dak af, connaît un véritable succès dans son pays et aussi en Allemagne + Belgique.

Un groupe de rythm’n’blues : The Incrowd est très apprécié.

Mais le twist ne passe pas bien, il y a des groupes apparentés à cette danse : René and his alligators et ZZ en zijn maskers mais à oublier au plus vite.

The Beatles vont tout balayer dès 1963 et 1964.

Puis The Rolling Stones, The Kinks et The pretty Things vont apporter aux jeunes bataves tout ce qu'ils souhaitent.

Le groupe suédois The Panthers va connaître un succès phénoménal et permettre aux garçons d'adopter des cheveux ultra-longs pendant que les filles font la révolution féministe avec les dolles mina's.

La Nederbeat music se crée avec rapidité, des combos se forment, des salles de concert s'ouvrent, les groupes commencent à enregistrer leurs propres morceaux.

Il y a d’abord le courant venu de Den Haag, puis Amsterdam et Rotterdam vont suivre le mouvement beat.

Il y a beaucoup de déserteurs américains, des échanges de cultures musicales, et comme tous les jeunes hollandais sont bilingues : l'anglais est fortement utilisé en musique.

Le Nederbeat a connu ses heures de gloire entre 1964 et 1969, je vous propose de découvrir les groupes les plus mythiques, d'autres un peu moins et quelques obscurs aussi ?

Prêt pour l'aventure ?

Let's go.

Sachant que trois morceaux cultes sont les chaînons manquants entre le rock'n'roll des pionniers et la beat music des Beatles, à savoir :

"Nobody but you" des Lafayettes

"Surfing bird" des Trashmen

"Louie Louie" des Kingsmen

Nous entrons en 1964 avec les harmonies vocales et les jeux de guitares des Beatles qui influencent des groupes comme The Motions, The sandy Coast, Les Baroques...

The Rolling Stones et surtout The Pretty Things vont changer la donne sirupeuse des compositions « à la Beatles ».

Q 65, The Outsiders, Cuby and The Blizzards, The Golden Earring  représentent cette violence musicale...

Les tignasses vont s'allonger, les drogues vont doper les groupes les plus violents, les plus sauvages, Amsterdam va s'ouvrir aux Provos, Beatniks et junkies.

Le Paradisio, le Melkweg, le Fantasio et d'autres lieux vont devenir "cultes"....Des concerts gratuits sur la place du Dam, au Vondel Park vont permettre à tous les jeunes Hollandais d’apprécier cette musique BEAT.

The Bintangs, Shocking Blue, The Shoes, The Cats, George Baker Selection, Boudewijn de groot, Armand sont les représentants du mouvement beatnick et hippie.

La NEDERBEAT atteint son EVEREST, Tee-set, Earth and Fire, Euson and Stax, Dragonfly, Supersister, Jan Akkerman, Wally Tax sont devenus des stars internationales.

JMC (Crocmort).

 

Q65

Q 65.

Cinq musiciens très inspirés par le rock-garage, ils utilisent des instruments parfois bizarres tels harmonium, viole et autres percussions de type médiéval, mais ils savent jouer très « sauvages » et très rythmé.

La pochette de leur premier LP a flashé devant mes yeux en 1965, un saut vers Amsterdam pour les voir en live, j’ai apprécié la variété de leur jeu musical.

Ils jouent toujours en 2014 après diverses reformations.

Titres de gloire :

« Spoonfull », « Mister Pitifull », « You’re the Victor, « Ann », « I despise you”, “The life live”, “World of birds”, “From above”.

 

OuTsiders

The OUTSIDERS.

 

Le meilleur groupe de la Nederbeat !

Un chanteur exceptionnel de charisme : Wally TAX

La violence et la sauvagerie de leurs prestations en a laissé pantois beaucoup.

Des cheveux très longs, limités musicalement à leurs débuts, ils optent pour du beat à la Pretty Things mais en plus violent.

Deux compositeurs : le guitariste Ronnie Splinter et le chanteur-harmoniciste Wally Tax.

Ils joueront partout, laissant le souvenir d’un groupe de scène.

Leur passage à La Locomotive à Paris en 1967 a été un événement pour la presse rock hexagonale.

Ils ont joué en Allemagne, en Scandinavie, Royaume-Uni, States…

L’alcool, les drogues dures vont signifier la fin de ce groupe devenu culte en 1969.

Après des expériences multiples, des tentatives de reformation avortées, Wally Tax deviendra un pape de l’underground Amstellodamois.

Usé par les clopes, l’alcool, la perte de son épouse et les drogues, ce « junkie aristocratique » est mort il y a quelques années.

Ronnie Splinter, le guitariste a bien tenté de faire survivre The Outsiders, mais sans grand succès.

Il est décédé il y a quelques semaines.

J’ai eu la chance de voir des concerts de Wally Tax and The Outsiders : à Amsterdam et je peux garantir que le jeu de scène et la dégaine de Wally valaient ce déplacement.

Longs cheveux noirs, yeux maquillés, un pull violet et un ample pantalon noir, il virevoltait sur la scène, épuisant son harmonica, éructant tout son spleen rock’n’rollien.

Toutes les filles et tous les mecs n’avaient d’yeux que pour sa prestation, on planait avec des fumettes.

Deux souvenirs magistraux.

Titres de gloire :

« Lying all the time »,”Touch”, “I’ve been loving you so long”, “Story 16”, “You mistreat me”, “Keep on trying”, “Monkey on your back”, “That’s your problem”, “Teach me to forget you”, “Don’t worry about me”, “ Bird in a cage”, “Strange things are happening”.

 

cuby70thurs

Cuby and The Blizzards.

Un super groupe de blues-beat avec un des meilleurs joueurs de gratte électrique sur la planète Rock : Eelco Gelling + Harry « CUBY » Muskee, chanteur et le pianiste « junkie » exceptionnel Herman Brood.

J’ai eu la chance de voir Cuby and The Blizzards au festival de Bilzen, une prestation sensationnelle.

Dans les seventies, un de mes potes du groupe Kleptomania de Bruxelles, le guitariste Danny De Lademacker a accompagné Herman Brood devenu entretemps la star en Hollande.

Herman Brood est décédé d’overdose.

Harry Muskee a formé C-B sans son acolyte guitariste Eelco puis a reformé Cuby and The Blizzards qui ont encore joué en 2011.

Morceaux principaux :

Another day, another road”,”Stumble and Fall”, “ Things are remember”.

 

motions front

THE MOTIONS ou THE BEATLES HOLLANDAIS.

DE 1964 à 1967, Rudy Bennett (chant), Robbie van Leeuwen (guitare), Henk Smitskamp ( bass) et Sieb Warner (drums) vont former THE MOTIONS. Un des meilleurs combos style “Beatles” qu’a connu la Hollande.

Ils ont débuté dans des groupes différents vers 1963 à La Haye : Rudy avec Rickie and The Ricochets et Robbie avec The Atmospheres.

Ils forment THE MOTIONS sous la houlette de Robbie en 1964 et se font remarquer avec leur premier single : « It’s gone » puis « I’ve got a misery »….Sur scène, ils sont plus mordants et jouent : « Boom boom » de John Lee Hooker et même un morceau joué aussi par The Yardbirds : « Good morning little schoolgirl ».

Ils jouent avec The Rolling Stones à La Haye où le concert se termine par une bagarre générale, je me  souviens avoir vu les images sur la télévision flamande la BRT : Les flics hollandais submergés par les fanas du rock.

Un grand moment visuel.

En 1965, sortie de leur 1er LP avec des harmonies beatles superbes, un magnifique morceau se détache : « For another man ».

En 1966, ils enregistrent à London avec John Walker des fameux Walker Brothers. Juin 66, second Lp et en octobre, le groupe The Motions gagne l’oscar du grand Gala du Teenager à Scheveningen.

Ils jouent dans un festival à Mallorca, les groupes bataves ont la cote en Espagne grâce à Tony Ronald Y sus Kroners que j’ai vu en concert à Lloret de Mar en 1964 et 65.

Fin 1966, ils jouent à Paris avec Little Richard et The Outsiders.

1967 : Robbie quitte le groupe pour former Shocking Blue.

Morceaux à écouter : « Wasred words », « It’s gone », « It’s the same old song”, “I’ve got misery”, “There’s no place to hide”.

 

Golden Earrings

 

PETER and THE BLIZZARDS.

Ce groupe à ne pas confondre avec Cuby and The Blizzards joue de la POP et du rythm and blues.

Originaires de La Haye, ils ont débuté en 1964 et formés autour du chanteur Peter Hollestelle.

Ils ont débuté avec des cheveux courts style « salut les copains » en 1964, ont probablement vu les prestations du groupe de rock québécois : Les fameuses TETES BLANCHES ou HOU LOP’S qui avaient teint leurs longs cheveux en blanc.

Pour être à la mode, Peter et ses Blizzards ont adopté des perruques...

... blanches pour 3 d’entre eux. Comme ils obtenaient un certain succès mêlé de curiosité pour leurs coupes de cheveux, la magazine de rock hollandais Muziek Express leurs a consacré des articles.

Je pense les avoir vu sur scène à Den Helder dans le nord des Pays Bas, et je n’en garde pas un souvenir impérissable.

Je préfère et de loin les Têtes Blanches du Québec qui jouaient un rock très violent avec : « She’s the one » et « Mother in law » Eux, je les ai vu dans un studio de la télévision belge et ce fut super.

Peter a quitté ses Blizzards en 1969.

Morceaux choisis dans leur répertoire : « Bye bye Baby », « Deeper », « Sittin in my room ».   

JMC (Crocmort).

 

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