... PARIS était une Fête


Carrefour_MONTPARNASSE

Paris est une fête est un livre d'Ernest Hemingway publié de manière posthume en 1964 (paru la même année en France chez Gallimard, traduction de Marc Saporta).

 

Devenu impuisant, se sentant sombrer dans la cécité à cause du diabète et touché par la folie, il se suicida en 1961.

Hemingway

 

A moveable feast nous entraine dans le Paris magique des années 1921-1926 .

HemingWAY_cover

 

Les photos utilisées dans cet article sont extraites du superbe bouquin Kiki de Montparnasse de Billy Klüver & Julie Martin ( éditions : Flammarion )

 

 

Itinéraire aléatoire :

 

Place saint Michel / Rue Mouffetard / Café des amateurs / rue de Fleurus/ rue du Cardinal Lemoine /

La Tour

d’Argent / l’île Saint Louis / L’île de

la Cité

/ Rue Descartes / Place de

la Contre

Escarpe

/ Les Tuileries / le jardin du Luxembourg / la rue Vaugirard / Place saint Sulpice / Rue de l’Odéon /

La Closerie

des Lilas / Les Deux-Magots / Le Dome /

La Rotonde

/ la statue du maréchal Ney / Café Bullier / Rue Notre dame des Champs / Avenue de l’Opéra / Boulevard des Italiens / le Dingo Bar / Rue Delambre / Rue de Tilsitt / Montmartre / Rue Jacob / Rue des Saints Pères / le Louvre /

Dome___closerie

 

Visite guidée :

 

Deux endroits méritent un éclairage particulier :

Le Trou dans le Mur, situé Rue des Italiens, un bar de déserteurs et de trafiquants d’opium avec une sortie de secours qui donnait directement dans les Catacombes.

Les Tennis du Boulevard Arago à coté de la prison de la Santé. Quand j’étais collégien, je fréquentais cet endroit. Il y avait trois baraquements avec des tables de ping-pong et plusieurs terrains en terre battue. Maintenant c’est un petit square avec Wi-fi et ping pong en plein air.

On pourrait de la même façon dresser l’inventaire des boissons consommées par l’auteur dans les différents cafés qu’il fréquentait et où souvent il écrivait… La prochaine fois, promis.

 

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Il y avait cette cour,  Rue Vercingétorix, une ancienne halte de diligence. Gauguin y eut un atelier au deuxième étage. Dans les années 70, il y avait encore des peintres et des sculpteurs.Je m'y suis rendu plusieurs fois car mon beau père y avait son atelier de plombier ( !? !? ) , hérité de son père peintre dans les années 20. Tout fut rasé, y compris les vieux immeubles de la Rue de l'Ouest. C'était l'époque du massacre du vieux Paris et les treizième et quatorzième arrondissements payèrent un lourd tribut...


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Le Jockey a résisté plus longtemps mais il n'avait plus d'âme. je passais souvent devant en me rendant au Select puis un beau jour il a disparu du paysage de Montparnasse, les Seventies ne l'avaient pas adopté...


la_Coupole
La Coupole demeure, éternelle.

 

CHAPITRE 1 : un bon café sur la place Saint Michel

La première phrase du livre : et puis, il y avait la mauvaise saison…

 

Dernier chapitre : Paris n’a jamais de fin

L’ultime phrase du livre : … mais tel était le Paris de notre jeunesse, au temps où nous étions très pauvres et très heureux.

 

 

Le fabuleux Paris des années 1900-

1930 a

connu une renaissance dans l’après guerre avec Saint Germain-des-prés et les existentialistes. Les soubresauts définitifs furent vécus dans les Seventies où tous ces lieux mythiques connurent une dernière transe.

 

Je vous recommande à ce sujet la visite du site de Bernard Bacos : le Paris branché des années 70, un regard fidèle sur l’époque. http://paris70.free.fr/

 

La boucle était bouclée, de la première génération perdue, celle d’Hemingway à la dernière génération perdue, celle de Clementi. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Cl%C3%A9menti )

Depuis l’an 2000, Paris n’est plus qu’une banale capitale, triste et bourgeoise où la jeunesse et l’imagination ont cédé la place à

la Nostalgie.

 


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