25 avril 2008
De l'autre coté...
AVRIL 2008
/ MAI 2008
le 7 mai
à L’Univers (16 rue Georges Danton. Lille)
à partir de 19h pour la projection du film de Chris Marker « Le fond de l’air est rouge » organisée par Séance Tenante, Kataract et Questions Collectives
Du 8 au 11 mai
au Cinéma Le Métropole ( 26 rue des Ponts de Comines. Lille)
dans le cadre du Festival L’Acharnière
le 16 mai
au Cabaret de l’Union (Archives du Monde du travail. Roubaix)
de 19h à 24 heures, soirée organisée par Travail et Culture
Du 21 au 23 mai
au Théâtre de La Verrière ( 28 rue Alphonse Mercier, M° Gambetta. Lille)
dans le cadre des conférences organisées par Idées à Coudre
visible les soirs des débats
Du 29 mai au 4 juin
à L’Univers (16 rue Georges Danton. Lille)
dominique delhaye / mail : db.delhaye@orange.fr
AVRIL 1968
de l’autre coté du confort, latitude Nord Hiver…
Prison de larmes. Silhouette sans issue.
Rien à dire. Tout à maudire.
Terré, j’hiberne. Terré, je hais.
J’habite une chambre de bonne de 15 m2.
Sans ascenseur, sans douche, wc sur le palier, vue
sur cour.
Le septième ciel au sixième étage avec concierge
dans l’escalier.
Balcon, antennes de télé et pigeons salariés.
J’ai 20 ans , des cheveux longs bouclés comme les
sanglots monotones d’un requiem programmé.
Je peints ma face en pointillé, j’ai quatorze uniformes
rayés.
de l’autre coté des guirlandes, No Man’s Land…
Tessons de vinyles. Cendres froides.
Ecailles d’insultes. Art poétique clandestin.
Terré, j’hiberne, terré je hais.
Deux plaques électriques greffées sur l’oiseau du
froid, un frigo blanc presque vide, irradient la pénombre de filaments
incandescents. Feu et Glace.
Une libellule imaginaire est ma compagne.
Je la lèche sans la croquer. J’imite le bruit des
cascades.
Je lui tisse des colliers de raisin ocre-tombe.
de l’autre coté du métro aérien, l’air de rien…
Cœur vide ordure. Médiator fluo.
Cymbale solitaire. Haute tension.
Terré j’hiberne. Terré, je hais.
Un ballon de cent litres d’eau chaude domine une
grosse caisse éventrée, illuminée par une farandole de bougies multicolores et
de lanternes clignotantes dérobées sur le chantier public le plus proche.
Incantation païenne.
Je vis dans un univers de trappes. Je suis un
figurant sans importance. Je m’emmerde.
Je déchire les nuages.
de l’autre coté du fleuve sale, pas d’escale…
Sirènes d’ambre. Ecume de plomb.
Dialogue sourd muet. Sous titre codétenu ( par
qui ? )
Terré j’hiberne. Terré, je hais.
Une bouteille de Bourbon For Roses gît vide de sens sur l’indigente page de droite d’un cahier d’écolier. Les volutes de santal turriculent sous la houle des haut parleurs. Mon trésor de guerre : un magnéto stéréo Grundig 211 B.
Réverbération : j’attends la délivrance. Echo : j’attends l’étincelle. Rerecording : j’attends la transfiguration du Je en Nous .
Plus que quelques heures et … Paris va devenir une barricade en fête de la Sorbonne à l’Odéon !!!
Cobra
PATIENCE... la suite au mois de M@i !
24 avril 2008
HIGHWAY 68 ( Revisited )
MAI 68 … Combien de divisions ???
Plus de 10 millions de personnes d’après les Gentils Organisateurs
et seulement 3 millions d’après la Police auraient fait Mai 68.
Curieusement on ne parle jamais de Juin 68 et pourtant c’est bien là que
la Fête a tourné au cauchemar et que la répression s’est abattue féroce,
aveugle, dissuasive.
COM / METS / MORTS / RATIONS /
Qu’importe le chiffre… on s’en fout !
Ça faisait du monde dans les manifs, dans les facs, dans les
lycées, dans les usines, dans les entreprises, dans les rues !
Des millions d’ANONYMES, acteurs, actrices de leur
propre vie l’espace d’un Printemps.
Une foule d’individus confondus dans la même transe qui
hurlait au bonheur loin des leaders caméléons, loin des recettes édulcorées,
loin des idéologies cousues main.
Exister et non posséder ! Créer et non subir !
Vivre et non survivre !
COM / METS / MORTS / RATIONS /
40 ans après… la grande mystification continue !
Qu’est-ce qu’on célèbre ? QUI célèbre-t-on ???
La perpétuation d’un SYSTEME avec toujours les mêmes
girouettes aux mêmes postes ( ou leurs clones ou leurs rejetons ) !
ANCIENS COMBATTANTS
Grand témoin , Icône, Idole, Pisse-Copie , Autocrate , porte
parole, délégué permanent du SPECTACLE.
Ils palabrent, ils élucubrent, ils divaguent, ils ont des
trous de mémoire à force de recomposer l’histoire au fil des décennies, 40 ans
qu’ils nous gonflent !
Mais ce n’est qu’un début ils continuent en droits
d’auteurs, en doigts d’honneur, en séminaires, en conférences, en tribunes
faussement libres ou libérées.
Et nous, nous subissons (aujourd’hui comme hier ) écoeurés,
épuisés, étourdis, embobinés, éberlués, excédés, étripés, exploités,
embastillés, EXPULSES DE NOTRE PROPRE HISTOIRE !
COM / MAI / MORE / RATIONS
Pitié ! Assez !!! Faîtes les taire , ces
bouffons, ces hâbleurs, ces fayots, ces faux-derches, ces godillots… vos
gueules, 40 ans, ça suffit ! Laissez-nous nous exprimer. On peut dire un
mot, c’est possible ?
On veut juste une petite place dans l’Histoire car c’est
notre histoire, on l’a vécue mentalement, physiquement, localement. Libérez
l’expression, ouais, c’était ça le mot d’ordre :
PRENEZ la PAROLE !
( REPRENEZ la PAROLE
CASSEZ la PARABOLE )

23 avril 2008
COMPLéMENTS d'OBJETS
... DIRECTS, INDIRECTS (de gauche, de droite)
... O comme ... Orange ... Olivetti... machine à décrire
circonstanciel de lieu:

Je n'habite plus chez mes parents ...Nan, nan,nan!!!
circonstanciel de son:
circonstanciel de notice:
circonstanciel de cul:

L'industrie du porno ricain a déja récupéré le mouvement hippy
circonstanciel de frime:
circonstanciel d'humour:
Avril 1968, début des SHADOKS avec la voix inoubliable de Claude Pieplu. Une série qui coupe la France en deux (!) avec les Shadokophiles et les Sarkophobes pardon les Shadokophobes.
circonstanciel de publicité amicale:
LUCIEN SUEL : PARUTIONS & DATES AVRIL-MAI 2008
A l’occasion de la
parution de NOUS NE SOMMES PAS
MORTS
aux éditions du Dernier Télégramme, l’ouvrage sera présenté par l’éditeur
Fabrice Caravaca et les auteurs : Hélène Leflaive, plasticienne
(exposition des dessins du livre) et Lucien Suel, poète (lecture d’extraits du
livre).
A MARSEILLE le samedi 26 avril 2008
à la
librairie « Histoire
de l’œil » 25
rue Fontange, 13006 Marseille (Tél : 04 91 48 29
92)
A HAZEBROUCK le vendredi 16 mai à
18h30
à la
librairie « Le Marais du Livre » 15 rue de l’église (Tél : 03 28 41 08 20)
Lors de
chacune de ces trois soirées, vous pourrez aussi découvrir
« PATISMIT » de Lucien Suel, également édité ce mois-ci au Dernier
Télégramme, dans la collection échos.
Le poème « Patismit » est
présenté dans sa version originale justifiée en picard, et accompagné de deux
traductions en français, celle de l’auteur et celle d’Ivar Ch’Vavar, ainsi que
d’une version en anglais. Notez aussi que ce petit livre est accompagné d’un CD
de la lecture du poème par l’auteur.
Patismit par Lucien Suel, éditions du
DernierTélégramme, collection échos n° 5.
ISBN :
978-2-917136-11-9, format 14x17, 32 pages + CD. Prix : 12 euros.
Nous ne sommes pas morts par Hélène Leflaive (dessins) et Lucien Suel (textes), éditions du Dernier
Télégramme, collection Correspondances n° 1
Format
16,5 x 22 cm, dos carré, couverture à rabats, 48 pages, impression en
quadrichromie.
ISBN :
978-2-917136-10-2. Prix : 14 €
Pour ces
deux ouvrages : Diffusion : Hypérion-Diffusion, Distribution : Sodis
Vous pouvez demander ces livres à votre
libraire, mais vous pouvez aussi les commander (franco de port) directement à
l'éditeur :
Dernier
Télégramme
10 rue des Allois
87000 LIMOGES
Autre nouveauté : « 18° à Paris 18° à
Marseille, 36° à Parseille », mini-recueil de dessins de Lucien Suel
paru chez –36° édition, dans la collection 8pA6 (n°2), prix : 1 euro
Pour voir et commander : www.edition-36.net
TROIS AUTRES RENDEZ-VOUS (deux à Lille, un à Arras)
A LILLE
au Musée
d’Histoire Naturelle et de Géologie, rue de Bruxelles.
Performance
Slam, avec la Compagnie
Générale d’Imaginaire dans le cadre de Exposition Pays'âges
Slam,
beatbox, et vidéo se fondent dans le
"Pays'âges"
Mercredi
23 avril de 18 à 21 heures
la Compagnie Générale d'Imaginaire investit le Musée d'Histoire
Naturelle de Lille pour un évènement inédit, une soirée slam au coeur de
l'exposition "Pays'âges".
Dès
18 h, cinq slameurs se répartiront de part et d'autre du Musée et
déclameront leurs textes au coeur de ce lieu magique. Ici autant d'influences que de
slameurs : Lucien Suel inspiré par la poésie expérimentale,
Acétone par le hip-hop, Julien Delmaire par la poésie, Gaspard
Herblot par le beatbox, ou encore Martine Salmon par le conte.
Ensuite,
Anna Katharina Scheidegger, une photographe suisse notamment passée
par le Fresnoy, prolongera la soirée en images avec la projection de "I
always get confused about what was and what could be", une réflexion sur
le rapport entre l'homme et le paysage.
Enfin,
une scène ouverte clôturera le tout à partir de 20 heures.
Pour ceux
qui sont tentés par l'expérience, venez dire vos textes, la parole est à
vous ! L'inscription pour participer se fera à l'accueil auprès de Marlène
Lahalle (La Compagnie Générale d'Imaginaire) entre 19h45 et 20 heures.
A cette
occasion, l'entrée du Musée sera exceptionnellement gratuite
Musée
d'Histoire Naturelle
19 rue de Bruxelles
- 59000 Lille
Tél : 03.28.55.30.80
A LILLE
Le 24
avril 2008 à 20 h au
cinéma L’HYBRIDE
03 20 88 24 66
18 rue
Gosselet à Lille
Soirée William Burroughs
avec la librairie Les Lisières
Projection
du film « William Burroughs » de Jean-François Vallée et
Lecture-conférence de Lucien Suel
A ARRAS
Le 1er
mai 2008,
performance « Photoromans » dans la rue avec Patrick Devresse,
plusieurs fois dans la journée, rue du Conseil, derrière l’Hôtel de Guines,
dans le cadre du festival « Colères du présent »
22 avril 2008
SQUARE DANCE
LUCOludique
AVRIL 1968: 2/2
Caddy joue Piranhas
POISSONS d'AVRIL homologués par le CIO ( Port du badge comme un poisson dans l'eau vivement déconseillé ):
poisson sabre poisson chat poisson piastre poisson masque poisson épée poisson enclume poisson rouge poisson scie poissonperche poisson caméLéon poisson Kilt poisson microbe poisson macabre poisson pouche poisson coq poisson silence poisson elumière poisson plume poisson médaille poisson haie poisson nickel poisson pique poisson oeuf poisson mirage poissonX
Trois hooligans parisiens s'emparent du vélo d'un inoffensif bambin sous l'oeil offusqué de son Papy.
D'après les RG, il s'agirait du fils d'un député lyonnais du parti gaulliste, d'un homme d'affaire yougoslave vereux et d'un percussionniste d'un groupe de Jug Band plutôt médiocre...
Poisson pique poisson revolver poisson atome poisson pavot poisson chèvre poisson cheval poisson rouge poisson éventail poisson crane poisson coeur poisson javelot poisson flamme poisson peluche poisson vapeur poisson député poisson sénateur poisson méduse
Ce n'est pas Jean-Paul Gaultier qui a inventé le port du Kilt pour les hommes ?!?! ( la preuve ! )
Garde bien la dernière danse pour moi... Save the last dance for me...
POISON IVY
Le Jardin du luxembourg en 2008... rien n'a changé !
21 avril 2008
QUEUE de POISSON
( 1 / 2 )
Devant le bassin du jardin du Luxembourg...
... à cette époque je répondais au pseudo de Caddy. ( à cause de mes pompes ! )
1 AVRIL 1968
Tout le monde connaît le jardin du
Luxembourg, passage obligatoire entre la fac de droit de la rue d’Assas et la
fac de lettres de la Sorbonne. Avec son
bassin, ses voiliers loués à la demi heure avec leur ridicule canne en bambou,
sa réplique de la statue de la liberté, son buste de Baudelaire, ses dragueurs
industriels, ses sénateurs invisibles protégés dans leur grande bâtisse, le
Luco est un pont naturel entre le sixième et le cinquième
arrondissements, une douce promenade, un havre de paix au milieu de la
circulation automobile parisienne.
Il faut noter qu’en 1968 les chaises du parc étaient encore
payantes et qu’il était formellement interdit de s’allonger sur les pelouses.
En ce premier Avril 1968, le Luco était notre
terrain de jeu. Il s’agissait d’y organiser une grosse déconnade dans le plus pur style potache. J’avais proposé
d’acheter un thon vivant, de le lâcher dans le bassin puis de le capturer à
l’épuisette après avoir convoqué la presse à sensation. Trop gros le
poisson ! Mes extravagances avaient été contrées par le vote du TD .
Mes condisciples d’Assas avaient préféré une journée écossaise. Suivre les cours en kilt en buvant d’énormes rasades de Whisky pour aller ensuite danser la gigue sous le kiosque à musique, cette motion avait rallié tous les suffrages. Vexé, je n’avais joué le jeu qu’à moitié, participant au monôme mais vêtu d’un bermuda écossais pour bien me singulariser. Ce fut une joyeuse pagaille, loin des comités Viêt-Nam de la fac de Nanterre et des parties de touche-pipi de cette même cité U ! Personne n’imaginait qu’un mois plus tard… et dire que certains ont parlé de conspiration, de complot international ?!?! RIDICULE.
20 avril 2008
Dans la perspective...
... d'une vie passionnante !
( 2 / 2 )
PRESSIONS
MARS 1968
Etudiant en droit à Bordeaux puis agrégé en 1942, Maurice Duverger avait flirté un temps avec le PPF ( parti populaire français de type fasciste fondé et dirigé par Jacques Doriot ) avant de se rapprocher de la Résistance. En
C’était d’abord des insultes provenant tour à tour de l’extrême droite :
- Traitre, renégat, charogne !
Puis de quelques étudiants d’extrême gauche qui osaient l’ouvrir :
- Guignol, girouette, crapule !
Son discours était toujours le même ; Il faisait face aux critiques, admettait, assumait ses erreurs de jeunesse puis annonçait sa nouvelle ligne politique proche du quotidien du soir Le Monde où il tenait régulièrement chroniques et éditoriaux. Ensuite il invitait les étudiants à suivre son cours dans le calme et la sérénité.
Je me souviens de deux séances particulièrement ubuesques où le harcèlement atteignit son paroxysme. Maurice Duverger dissertait sur LES CONFLITS ENTRE GROUPES HORIZONTAUX quand quelques billes se sont mises à descendre l’amphithéâtre, roulant de marche en marche pour atteindre la chaire où il se tenait. Quelques billes puis trente puis cinquante, en terre, en verre, de gros calots scintillants, des centaines dévalant de partout, une vague, un roulis. Il avait beau monter le son du micro , c’était une déferlante qui enflait, gonflait et submergeait l’amphi ; des milliers de billes de toute taille, de toutes les couleurs… un tsunami agate !!!
A cette époque il n’y avait pas d’appariteur musclé, ni de vigiles privés dans les facs et les profs devaient régulièrement battre en retraite confrontés aux pressions sauvages des activistes.
Une semaine plus tard, suite à de nouveaux violents échanges verbaux de plus de 20 minutes sur les mêmes thèmes Maurice Duverger subissait un lâcher de pigeons dans son amphithéâtre. Une trentaine de volatiles livrés à eux-mêmes allaient s’écraser contre les parois chiant tout leur saoul sur l’honorable assemblée.
Comme disait le Maestro dans son ouvrage…Un moyen stratégique est employé dans tous les régimes politiques : le camouflage. Il consiste à dissimuler les buts et les motifs réels de l’action politique derrière de pseudo-buts et de pseudo-motifs qui sont plus populaires et qui bénéficient ainsi d’un plus large soutien de l’opinion publique…
19 avril 2008
dans la perspective...
... d'une vie passionnante.
avec Mods (à gauche )
La vie morose...
MARS 1968
( 1 / 2 )
En décrochant mon bac, je pensais avoir obtenu mon bâton de maréchal… foutaise !
L’école maternelle, le primaire, le collège, le lycée, c’était de la rigolade, l’itinéraire balisé maintenant tout se compliquait… foutu merdier !
J’étais le premier de ma famille à atteindre l’université. Ma mère avait obtenu son brevet, mon père avait fait la section de typographie de l’école Estienne. Ils étaient hors course…
D’abord s’orienter : Lettres ou Droit ?
J’me voyais bien dans la peau de Tintin reporter, de Joseph Rouletabille, de Fandor. Crapahuter sur la planète du sud au nord, de l’est à l’ouest pour Paris-Flash ou l’Eclair-Matin à rédiger des ragots imaginaires, des brûlots incendiaires. De Tombouctou à Kuala-Lumpur, j’l’avais mon plan de carrière … J’m’imaginais cherchant le scoop, Mata Hari en Dalhia Noir… à Singapour ou à Berlin, la sueur collée au bas des reins…Envoyé spécial à Calcutta, à Macao, un drink glacé, des ventilos…Correspondant de guerre, une croix de malte, un nid d’espions, de folles poursuites en hydravions…Au cœur de la guerre froide, un code secret sur le Bosphore, un trafic d’armes, des kilos d’or… ouais, j’voulais vivre cette destinée, étoile filante vers La canée…Ouais, la licence de droit puis l’école de journalisme de la Rue
Mes premières heures rue d’Assas allaient vite tourner au cauchemar…
Le bâtiment flambant neuf m’écrasait impersonnel, propret, luxueux. Je m’installais à la somptueuse cafétéria du demi étage dans un fauteuil simili cuir et contemplait les visiteurs du hall comme dans un aéroport. Vol chaussé par Carvil en transit du 16 ème, vol habillé par Cardin en provenance du 6 ème, un défilé permanent de la Haute
HYGIENE !!!
Tout au fond, au rez-de-chaussée se tenaient les panneaux d’informations des groupes politico-syndicaux, uniquement de la droite extrême… Occident, la Corpo la Loco
The Primitiv's
18 avril 2008
Tout à fait... Thierry !
Chaque mois, le Tréponème
vous recommande un site ou un blog.
L'@lien bleu-pâle d’Avril
a été attribué à:
THIERRY TILLIER
http://www.thierrytillier.com/

Thierry Tillier s'affiche et revisite MAI 68

C'est le thème du moment, alors voici quelques recompositions extraites de la série:
HASTA la VICTORIA





http://thierrytillier.canalblog.com/

17 avril 2008
GPS
(Visites guidées: 2 / 2 )
Visites de
politesse /
internationale Situationnisme N°2 Décembre 1958/ Politesses de la visite
Ample poulpe terrassé par glissements d’épieu 3/2/1
Une ou plusieurs personnes se livrant à la dérive renoncent
pour une durée plus ou moins longue, aux raisons de se déplacer et d’agir
qu’elles se connaissent généralement, aux relations, aux travaux et aux loisirs
qui leur sont propres, pour se laisser aller aux sollicitations du terrain et
des rencontres qui y correspondent. La part de l’aléatoire est ici moins
déterminante qu’on ne croit : du point de vue de la dérive, il existe un
relief psychogéographique des villes, avec des courants constants, des points
fixes, et des tourbillons qui rendent l’accès ou la sortie de certaines zones
fort malaisés. ( Masticatoire
tonique / 1)
Mais la dérive, dans son unité, comprend à la fois ce
laisser-aller et sa contradiction nécessaire : la domination des
variations psychogéographiques par la connaissance et le calcul de leurs
possibilités. Sous ce dernier aspect, les données mises en évidence par
l’écologie, et si borné que soit à priori l’espace social dont cette science se
propose l’étude, ne laissent pas de soutenir utilement la pensée
psychogéographique. ( Midi, l’heure où il n’y a plus d’ombre / 2 )
L’analyse écologique du caractère absolu ou relatif des
coupures du tissu urbain, du rôle des microclimats, des unités élémentaires
entièrement distinctes des quartiers administratifs, et surtout de l’action
dominante de centres d’attraction, doit être utilisée et complétée par la
méthode psychogéographique. Le terrain passionnel objectif où se meut la dérive
doit être défini en même temps selon son propre déterminisme et selon ses
rapports avec la morphologie sociale. (l’ombre des choses/ ou le vide absolu
/ 3 )
Encre
pourpre soulignée par crissements de pneus 1/2/3
Dictatures de
la vitesse/ Guy
ERNEST Débordé par Noël BRACO /16 avril 2008 / Vitesses de
la Dictature
au Grand Palais du 16/04 au 13/07/08
FIGURATION NARRATIVE: http://www.rmn.fr/Figuration-narrative
Quand l'art prend le pouvoir
sur ARTE
le samedi 19 Avril 2008 à 18h05
http://www.arte.tv/fr/histoire-societe/Mai-1968/1986056.html
16 avril 2008
Dérives Gauches
La Société du spectacle est un livre de Guy Debord publié en 1967. Il est composé de 221 paragraphes divisés en 9 chapitres.
La phrase d'ouverture est un détournement de la phrase d'ouverture du Capital de Karl Marx :
« La richesse des sociétés dans lesquelles règne le mode de production
capitaliste s'annonce comme une "immense accumulation de
marchandises". » (première phrase de Marx)
« Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions
modernes de production s'annonce comme une immense accumulation de spectacles. »
(première phrase de la Société du Spectacle )

Olaf reprend et complète mon Flash sur le ROCK & ROLL CIRCUS d'il y a deux jours:
visite guidée: http://jerryroad.over-blog.com/
Merci Tonton pour la traduction de Sympathy for the Devil; c'est la bolée de Satan !








































