Le Tréponème Bleu Pâle

poésie underground humeurs froides agit pop collages & détournements d'images nouvelles presse // BD Peinture ARCHIVES PhotoS Nostalgie Papivore Musiques / Cont@ct: leoncobratbp@yahoo.fr

25 avril 2008

De l'autre coté...

Mai_1968



AVRIL 2008 / MAI 2008

le 7 mai

à L’Univers (16 rue Georges Danton. Lille)

à partir de 19h pour la projection du film de Chris Marker « Le fond de l’air est rouge » organisée par Séance Tenante, Kataract et Questions Collectives

 Du 8 au 11 mai

au Cinéma Le Métropole ( 26 rue des Ponts de Comines. Lille)

dans le cadre du Festival L’Acharnière

 le 16 mai

au Cabaret de l’Union (Archives du Monde  du travail. Roubaix)

de 19h à 24 heures, soirée organisée par Travail et Culture

Du 21 au 23 mai

au Théâtre de La Verrière ( 28 rue Alphonse Mercier, M° Gambetta. Lille)

dans le cadre des conférences organisées par Idées à Coudre

visible les soirs des débats

 Du 29 mai au 4 juin

à L’Univers (16 rue Georges Danton. Lille)

 

dominique delhaye / mail : db.delhaye@orange.fr

 

QuoI_de_8


AVRIL 1968


de l’autre coté du confort, latitude Nord Hiver…

Prison de larmes. Silhouette sans issue.

Rien à dire. Tout à maudire.

Terré, j’hiberne. Terré, je hais.

J’habite une chambre de bonne de 15 m2.

Sans ascenseur, sans douche, wc sur le palier, vue sur cour.

Le septième ciel au sixième étage avec concierge dans l’escalier.

Balcon, antennes de télé et pigeons salariés.

J’ai 20 ans , des cheveux longs bouclés comme les sanglots monotones d’un requiem programmé.

Je peints ma face en pointillé, j’ai quatorze uniformes rayés.

 
de l’autre coté des guirlandes, No Man’s Land…

Tessons de vinyles. Cendres froides.

Ecailles d’insultes. Art poétique clandestin.

Terré, j’hiberne, terré je hais.

Deux plaques électriques greffées sur l’oiseau du froid, un frigo blanc presque vide, irradient la pénombre de filaments incandescents. Feu et Glace.

Une libellule imaginaire est ma compagne.

Je la lèche sans la croquer. J’imite le bruit des cascades.

Je lui tisse des colliers de raisin ocre-tombe.

 
de l’autre coté du métro aérien, l’air de rien…

Cœur vide ordure. Médiator fluo.

Cymbale solitaire. Haute tension.

Terré j’hiberne. Terré, je hais.

Un ballon de cent litres d’eau chaude domine une grosse caisse éventrée, illuminée par une farandole de bougies multicolores et de lanternes clignotantes dérobées sur le chantier public le plus proche. Incantation païenne.

Je vis dans un univers de trappes. Je suis un figurant sans importance. Je m’emmerde.

Je déchire les nuages.

 

de l’autre coté du fleuve sale, pas d’escale…

Sirènes d’ambre. Ecume de plomb.

Dialogue sourd muet. Sous titre codétenu ( par qui ? )

Terré j’hiberne. Terré, je hais.

Une bouteille de Bourbon For Roses gît vide de sens sur l’indigente page de droite d’un cahier d’écolier. Les volutes de santal turriculent sous la houle des haut parleurs. Mon trésor de guerre : un magnéto stéréo Grundig 211 B.

Réverbération : j’attends la délivrance. Echo : j’attends l’étincelle. Rerecording : j’attends la transfiguration du Je en Nous .

 

Plus que quelques heures et … Paris va devenir une barricade en fête de la Sorbonne à l’Odéon !!!

Cobra

Flic_Flag_68

PATIENCE... la suite au mois de M@i !


20_ans__red_


Posté par leoncobra à 10:22 - MAI-JUIN 1968 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 avril 2008

HIGHWAY 68 ( Revisited )



M_entendez_Vous



MAI 68 … Combien de divisions ???

Plus de 10 millions de personnes d’après les Gentils Organisateurs et seulement 3 millions d’après la Police auraient fait Mai 68. Curieusement on ne parle jamais de Juin 68 et pourtant c’est bien là que la Fête a tourné au cauchemar et que la répression s’est abattue féroce, aveugle, dissuasive.

COM / METS / MORTS / RATIONS /

Qu’importe le chiffre… on s’en fout !

Ça faisait du monde dans les manifs, dans les facs, dans les lycées, dans les usines, dans les entreprises, dans les rues !

Des millions d’ANONYMES, acteurs, actrices de leur propre vie l’espace d’un Printemps.

Une foule d’individus confondus dans la même transe qui hurlait au bonheur loin des leaders caméléons, loin des recettes édulcorées, loin des idéologies cousues main.

Exister et non posséder ! Créer et non subir ! Vivre et non survivre !

COM / METS / MORTS / RATIONS /

40 ans après… la grande mystification continue !

Qu’est-ce qu’on célèbre ? QUI célèbre-t-on ???

 

Com___Rages Com___Rages Com___Rages

 

La perpétuation d’un SYSTEME avec toujours les mêmes girouettes aux mêmes postes ( ou leurs clones ou leurs rejetons ) !

ANCIENS COMBATTANTS

Grand témoin , Icône, Idole, Pisse-Copie , Autocrate , porte parole, délégué permanent du SPECTACLE.

Ils palabrent, ils élucubrent, ils divaguent, ils ont des trous de mémoire à force de recomposer l’histoire au fil des décennies, 40 ans qu’ils nous gonflent !

Mais ce n’est qu’un début ils continuent en droits d’auteurs, en doigts d’honneur, en séminaires, en conférences, en tribunes faussement libres ou libérées.

Et nous, nous subissons (aujourd’hui comme hier ) écoeurés, épuisés, étourdis, embobinés, éberlués, excédés, étripés, exploités, embastillés, EXPULSES DE NOTRE PROPRE HISTOIRE !

COM / MAI / MORE / RATIONS

Pitié ! Assez !!! Faîtes les taire , ces bouffons, ces hâbleurs, ces fayots, ces faux-derches, ces godillots… vos gueules, 40 ans, ça suffit ! Laissez-nous nous exprimer. On peut dire un mot, c’est possible ?

On veut juste une petite place dans l’Histoire car c’est notre histoire, on l’a vécue mentalement, physiquement, localement. Libérez l’expression, ouais, c’était ça le mot d’ordre :

PRENEZ la PAROLE !

 

INFOLIBRE_68

 

( REPRENEZ la PAROLE

CASSEZ la PARABOLE )

 

Com___Rages

Posté par leoncobra à 10:30 - MAI-JUIN 1968 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 avril 2008

COMPLéMENTS d'OBJETS


... DIRECTS, INDIRECTS (de gauche, de droite)


OBJET d'arts (ménagers):  Machine____crire_Olivetti


... O comme ... Orange ... Olivetti... machine à décrire


circonstanciel de lieu:

J_habite_chez_mes_parents

Je n'habite plus chez mes parents ...Nan, nan,nan!!!


circonstanciel de son:

Casque



circonstanciel de notice:

Notice_GRUNDIG


circonstanciel de cul:

PosterSexHippy

L'industrie du porno ricain a déja récupéré le mouvement hippy

circonstanciel de frime:

FORD_ROUGE



circonstanciel d'humour:

Les_Shadoks



Avril 1968, début des SHADOKS avec la voix inoubliable de Claude Pieplu. Une série qui coupe la France en deux (!)  avec les Shadokophiles et les Sarkophobes  pardon les Shadokophobes.



circonstanciel de publicité amicale:


 

LUCIEN SUEL : PARUTIONS & DATES AVRIL-MAI 2008

A l’occasion de la parution de NOUS NE SOMMES PAS MORTS aux éditions du Dernier Télégramme, l’ouvrage sera présenté par l’éditeur Fabrice Caravaca et les auteurs : Hélène Leflaive, plasticienne (exposition des dessins du livre) et Lucien Suel, poète (lecture d’extraits du livre).

A MARSEILLE le samedi 26 avril 2008

à la librairie « Histoire de l’œil » 25 rue Fontange, 13006 Marseille (Tél : 04 91 48 29 92)

A HAZEBROUCK le vendredi 16 mai à 18h30

à la librairie « Le Marais du Livre » 15 rue de l’église (Tél : 03 28 41 08 20)

Lors de chacune de ces trois soirées, vous pourrez aussi découvrir « PATISMIT » de Lucien Suel, également édité ce mois-ci au Dernier Télégramme, dans la collection échos.

Le poème « Patismit » est présenté dans sa version originale justifiée en picard, et accompagné de deux traductions en français, celle de l’auteur et celle d’Ivar Ch’Vavar, ainsi que d’une version en anglais. Notez aussi que ce petit livre est accompagné d’un CD de la lecture du poème par l’auteur.

Patismit par Lucien Suel, éditions du DernierTélégramme, collection échos n° 5.

ISBN : 978-2-917136-11-9, format 14x17, 32 pages + CD. Prix : 12 euros.

 

Nous ne sommes pas morts par Hélène Leflaive (dessins) et Lucien Suel (textes), éditions du Dernier Télégramme, collection Correspondances n° 1

Format 16,5 x 22 cm, dos carré, couverture à rabats, 48 pages, impression en quadrichromie.

ISBN : 978-2-917136-10-2. Prix : 14 €

Pour ces deux ouvrages : Diffusion : Hypérion-Diffusion, Distribution : Sodis
Vous pouvez demander ces livres à votre libraire, mais vous pouvez aussi les commander (franco de port) directement à l'éditeur : 

Dernier Télégramme
10 rue des Allois
87000 LIMOGES

Autre nouveauté : « 18° à Paris 18° à Marseille, 36° à Parseille », mini-recueil de dessins de Lucien Suel paru chez –36° édition, dans la collection 8pA6 (n°2), prix : 1 euro

Pour voir et commander : www.edition-36.net

TROIS AUTRES RENDEZ-VOUS (deux à Lille, un à Arras)

A LILLE

au Musée d’Histoire Naturelle et de Géologie, rue de Bruxelles.

Performance Slam, avec la Compagnie Générale d’Imaginaire dans le cadre de Exposition Pays'âges

Slam, beatbox, et vidéo se fondent dans le "Pays'âges"

Mercredi 23 avril de 18 à 21 heures

la Compagnie Générale d'Imaginaire investit le Musée d'Histoire Naturelle de Lille pour un évènement inédit,  une soirée slam au coeur de l'exposition "Pays'âges".

Dès 18 h, cinq slameurs se répartiront de part et d'autre du Musée et déclameront leurs textes au coeur de ce lieu magique. Ici autant d'influences que de slameurs : Lucien Suel inspiré par la poésie expérimentale, Acétone par le hip-hop, Julien Delmaire par la poésie, Gaspard Herblot par le beatbox, ou encore Martine Salmon par le conte.

Ensuite, Anna Katharina Scheidegger, une photographe suisse notamment passée par le Fresnoy, prolongera la soirée en images avec la projection de "I always get confused about what was and what could be", une réflexion sur le rapport entre l'homme et le paysage.

Enfin, une scène ouverte clôturera le tout à partir de 20 heures.

Pour ceux qui sont tentés par l'expérience, venez dire vos textes, la parole est à vous ! L'inscription pour participer se fera à l'accueil auprès de Marlène Lahalle (La Compagnie Générale d'Imaginaire) entre 19h45 et 20 heures.

A cette occasion, l'entrée du Musée sera exceptionnellement gratuite

Musée d'Histoire Naturelle
19 rue de Bruxelles - 59000 Lille
Tél : 03.28.55.30.80

A LILLE

Le 24 avril 2008 à 20 h au cinéma L’HYBRIDE 03 20 88 24 66

18 rue Gosselet à Lille

Soirée William Burroughs

avec la librairie Les Lisières

Projection du film « William Burroughs » de Jean-François Vallée et Lecture-conférence de Lucien Suel

A ARRAS

Le 1er mai 2008, performance « Photoromans » dans la rue avec Patrick Devresse, plusieurs fois dans la journée, rue du Conseil, derrière l’Hôtel de Guines, dans le cadre du festival « Colères du présent »

Shadocker


 

 

Posté par leoncobra à 10:35 - MAI-JUIN 1968 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 avril 2008

SQUARE DANCE

LUCOludique


AVRIL 1968:  2/2


Caddy_aime_les_sucettes
Caddy joue Piranhas

POISSONS d'AVRIL homologués par le CIO ( Port du badge comme un poisson dans l'eau vivement déconseillé ):

poisson sabre poisson chat poisson piastre poisson masque poisson épée poisson enclume poisson rouge poisson scie poissonperche poisson caméLéon poisson Kilt poisson microbe  poisson macabre poisson pouche poisson coq poisson silence poisson elumière poisson plume poisson médaille poisson haie poisson nickel poisson pique poisson oeuf poisson mirage poissonX


LUCO_Avril_68


Trois hooligans parisiens s'emparent du vélo d'un inoffensif bambin sous l'oeil offusqué de son Papy.

D'après les RG, il s'agirait du fils d'un député lyonnais du parti gaulliste, d'un homme d'affaire yougoslave  vereux et d'un percussionniste d'un groupe de Jug Band plutôt médiocre...


Bycycle_Luco

Poisson pique poisson revolver poisson atome poisson pavot poisson chèvre poisson cheval poisson rouge poisson éventail poisson crane poisson coeur poisson javelot poisson flamme poisson peluche poisson vapeur poisson député poisson sénateur poisson méduse

Kilt_JJGAUTHIER_LUCO

Ce n'est pas Jean-Paul Gaultier qui a inventé le port du Kilt pour les hommes ?!?! ( la preuve ! )


LUCO_GIGUE

Garde bien la dernière danse pour moi... Save the last dance for me...


POISON IVY

LUCO

Le Jardin du luxembourg en 2008... rien n'a changé !


Posté par leoncobra à 10:33 - MAI-JUIN 1968 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 avril 2008

QUEUE de POISSON



( 1 / 2 )


Caddy_Luco
Devant le bassin du jardin du Luxembourg...

... à cette époque je répondais au pseudo de Caddy. ( à cause de mes pompes ! )



1 AVRIL 1968


Tout le monde connaît le jardin du Luxembourg, passage obligatoire entre la fac de droit de la rue d’Assas et la fac de lettres de la Sorbonne.  Avec son bassin, ses voiliers loués à la demi heure avec leur ridicule canne en bambou, sa réplique de la statue de la liberté, son buste de Baudelaire, ses dragueurs industriels, ses sénateurs invisibles protégés dans leur grande bâtisse, le Luco est un pont naturel entre le sixième et le cinquième arrondissements, une douce promenade, un havre de paix au milieu de la circulation automobile parisienne.

Il faut noter qu’en 1968 les chaises du parc étaient encore payantes et qu’il était formellement interdit de s’allonger sur les pelouses.

 

En ce premier Avril 1968, le Luco était notre terrain de jeu. Il s’agissait d’y organiser une grosse déconnade dans le plus pur style potache. J’avais proposé d’acheter un thon vivant, de le lâcher dans le bassin puis de le capturer à l’épuisette après avoir convoqué la presse à sensation. Trop gros le poisson ! Mes extravagances avaient été contrées par le vote du TD .

Mes condisciples d’Assas avaient préféré une journée écossaise. Suivre les cours en kilt en buvant d’énormes rasades de Whisky pour aller ensuite danser la gigue sous le kiosque à musique, cette motion avait rallié tous les suffrages. Vexé, je n’avais joué le jeu qu’à moitié, participant au monôme mais vêtu d’un bermuda écossais pour bien me singulariser. Ce fut une joyeuse pagaille, loin des comités Viêt-Nam de la fac de Nanterre et des parties de touche-pipi de cette même cité U ! Personne n’imaginait qu’un mois plus tard… et dire que certains ont parlé de conspiration, de complot international ?!?! RIDICULE.


Avril_68


Posté par leoncobra à 10:38 - MAI-JUIN 1968 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 avril 2008

Dans la perspective...

... d'une vie passionnante !

( 2 / 2 )

PRESSIONS

MARS 1968

Etudiant en droit à Bordeaux puis agrégé en 1942, Maurice Duverger avait flirté un temps avec le PPF ( parti populaire français de type fasciste fondé et dirigé par Jacques Doriot ) avant de se rapprocher de

la Résistance. En

cette année universitaire 1967-1968, habillé de la toge traditionnelle, robe noire et hermine, que portaient tous les mandarins, il faisait son cours magistral de sociologie politique régulièrement confronté à des chahuts politico-bordéliques de grande classe.

C’était d’abord des insultes provenant tour à tour de l’extrême droite :

-          Traitre, renégat, charogne !

Puis de quelques étudiants d’extrême gauche qui osaient l’ouvrir :

-          Guignol, girouette, crapule !

Son discours était toujours le même ; Il faisait face aux critiques, admettait, assumait ses erreurs de jeunesse puis annonçait sa nouvelle ligne politique proche du quotidien du soir Le Monde où il tenait régulièrement chroniques et éditoriaux. Ensuite il invitait les étudiants à suivre son cours dans le calme et la sérénité.

SP_Table_des_mati_res

Je me souviens de deux séances particulièrement ubuesques où le harcèlement atteignit son paroxysme. Maurice Duverger dissertait sur LES CONFLITS ENTRE GROUPES HORIZONTAUX quand quelques billes se sont mises à descendre l’amphithéâtre, roulant de marche en marche pour atteindre la chaire où il se tenait. Quelques billes puis trente puis cinquante, en terre, en verre, de gros calots scintillants, des centaines dévalant de partout, une vague, un roulis. Il avait beau monter le son du micro , c’était une déferlante qui enflait, gonflait et submergeait l’amphi ; des milliers de billes de toute taille, de toutes les couleurs… un tsunami agate !!!

A cette époque il n’y avait pas d’appariteur musclé, ni de vigiles privés dans les facs et les profs devaient régulièrement battre en retraite confrontés aux pressions sauvages des activistes.

Une semaine plus tard, suite à de nouveaux violents échanges verbaux de plus de 20 minutes sur les mêmes thèmes Maurice Duverger subissait un lâcher de pigeons dans son amphithéâtre. Une trentaine de volatiles livrés à eux-mêmes allaient s’écraser contre les parois chiant tout leur saoul sur l’honorable assemblée.

Comme disait le Maestro dans son ouvrage…Un moyen stratégique est employé dans tous les régimes politiques : le camouflage. Il consiste à dissimuler les buts et les motifs réels de l’action politique derrière de pseudo-buts et de pseudo-motifs qui sont plus populaires et qui bénéficient ainsi d’un plus large soutien de l’opinion publique…

Sociologie_politique

Posté par leoncobra à 14:48 - MAI-JUIN 1968 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 avril 2008

dans la perspective...

... d'une vie passionnante.

Mods___Caddy

avec Mods (à gauche )

La vie morose...

MARS 1968

( 1 / 2 )

En décrochant mon bac, je pensais avoir obtenu mon bâton de maréchal… foutaise !

L’école maternelle, le primaire, le collège, le lycée, c’était de la rigolade, l’itinéraire balisé maintenant tout se compliquait… foutu merdier !

J’étais le premier de ma famille à atteindre l’université. Ma mère avait obtenu son brevet, mon père avait fait la section de typographie de l’école Estienne. Ils étaient hors course…

D’abord s’orienter : Lettres ou Droit ?

J’me voyais bien dans la peau de Tintin reporter, de Joseph Rouletabille, de Fandor. Crapahuter sur la planète du sud au nord, de l’est à l’ouest pour Paris-Flash ou l’Eclair-Matin à rédiger des ragots imaginaires, des brûlots incendiaires. De Tombouctou à Kuala-Lumpur, j’l’avais mon plan de carrière … J’m’imaginais cherchant le scoop, Mata Hari en Dalhia Noir… à Singapour ou à Berlin, la sueur collée au bas des reins…Envoyé spécial à Calcutta, à Macao, un drink glacé, des ventilos…Correspondant de guerre, une croix de malte, un nid d’espions, de folles poursuites en hydravions…Au cœur de la guerre froide, un code secret sur le Bosphore, un trafic d’armes, des kilos d’or… ouais, j’voulais vivre cette destinée, étoile filante vers La canée…Ouais, la licence de droit puis l’école de journalisme de

la Rue

du Louvre … ça tenait la route ! Ouais, c’était épique, poétique, éthique et tac, toc, toquade… TOCARD !!!

Mes premières heures rue d’Assas allaient vite tourner au cauchemar…

Le bâtiment flambant neuf m’écrasait impersonnel, propret, luxueux. Je m’installais à la somptueuse cafétéria du demi étage dans un fauteuil simili cuir et contemplait les visiteurs du hall comme dans un aéroport. Vol chaussé par Carvil en transit du 16 ème, vol habillé par Cardin en provenance du 6 ème, un défilé permanent de

la Haute

… Prolos, écrasez- vous dans un recoin, vous faites tache !!!

HYGIENE !!!

Linguistique_structurale

Tout au fond, au rez-de-chaussée se tenaient les panneaux d’informations des groupes politico-syndicaux, uniquement de la droite extrême… Occident,

la Corpo

de droit, les royalistes d’Action Française ! Parmi ces organisations nationales, quelques groupuscules locaux plus folkloriques méritaient mon intérêt. Ils se présentaient comme des anarchistes de droite affichant de longues tirades signées Nietzche, Stirner et Proudhon prônant la supériorité de l’Individu sur tout le reste. Nos dialogues passaient sans anicroche d’Audiard à Wilde, de la reprise individuelle au culte du surmoi… C’est grâce à la protection tacite de ces givrés que je conservais ma chevelure intacte et pouvais déambuler librement dans cet univers tentaculaire. Un autre original prénommé Jean-Pierre qui portait costume de velours noir avec badge du président mao à la boutonnière bénéficiait du même traitement de faveur. La provocation était respectée comme un noble art , uniquement comme une frime. J’étais un clown psychédélique et c’est à ce titre de bouffon, de hippy, de marginal que je devais moult invitations. Je n’avais jamais vu de tels appartements à Paris… 700-800 m2… Pendant que la fête battait son plein, les gamins faisaient du vélo ou du patin à roulettes sur les planchers cirés. Les Primitiv’s qui tournaient dans les rallyes mondains avaient hérité du même rôle : clowns de la haute bourgeoisie ! Ils amenaient le Rock’n’Blues chez les richards entre deux clubs de vacances ou le traditionnel circuit pop qui se résumait au Golf, à

la Loco

et au Week-End, une boite de Montparnasse… On découvrait les classes sociales ; on découvrait le luxe et par ricochets la spoliation. J’étais seul, affreusement seul. Mes autres complices avaient raté leur bachot et redoublaient leur terminale dans une boite à bac derrière les arènes de Lutèce, les cours Nadaud. Je me faisais abominablement chier. Je me sentais minable, méprisé. Je sentais la frustration s’installer, la rage monter. Je n’étais rien sinon cet Auguste, prisonnier de son personnage, incapable de modifier la caleçonnade…

Les_Primitiv_s

The Primitiv's

Posté par leoncobra à 14:59 - MAI-JUIN 1968 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 avril 2008

Tout à fait... Thierry !



La_voix_de_son_phono


Chaque mois, le Tréponème vous recommande un site ou un blog.
L'@lien bleu-pâle d’Avril

a été attribué à:

THIERRY TILLIER

21049084_p

http://www.thierrytillier.com/

Coupure_de_presse


Thierry Tillier s'affiche et revisite MAI 68


MAITHIERRYT

C'est le thème du moment, alors voici quelques recompositions extraites de la série:

HASTA la VICTORIA


484347050_be7e26b960_s     Militant


Baton_rouge


Usine


Dockers



telescopicTillier


http://thierrytillier.canalblog.com/




Parano_Soir2




 

Posté par leoncobra à 10:48 - Revue de Presse - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 avril 2008

GPS

(Visites guidées: 2 / 2 )

JogSeine
Photos: Bratu


Visites de politesse / internationale Situationnisme N°2 Décembre 1958/ Politesses de la visite

 

Ample poulpe terrassé par glissements d’épieu 3/2/1

Une ou plusieurs personnes se livrant à la dérive renoncent pour une durée plus ou moins longue, aux raisons de se déplacer et d’agir qu’elles se connaissent généralement, aux relations, aux travaux et aux loisirs qui leur sont propres, pour se laisser aller aux sollicitations du terrain et des rencontres qui y correspondent. La part de l’aléatoire est ici moins déterminante qu’on ne croit : du point de vue de la dérive, il existe un relief psychogéographique des villes, avec des courants constants, des points fixes, et des tourbillons qui rendent l’accès ou la sortie de certaines zones fort malaisés. ( Masticatoire tonique / 1)

Mais la dérive, dans son unité, comprend à la fois ce laisser-aller et sa contradiction nécessaire : la domination des variations psychogéographiques par la connaissance et le calcul de leurs possibilités. Sous ce dernier aspect, les données mises en évidence par l’écologie, et si borné que soit à priori l’espace social dont cette science se propose l’étude, ne laissent pas de soutenir utilement la pensée psychogéographique. ( Midi, l’heure où il n’y a plus d’ombre / 2 )

L’analyse écologique du caractère absolu ou relatif des coupures du tissu urbain, du rôle des microclimats, des unités élémentaires entièrement distinctes des quartiers administratifs, et surtout de l’action dominante de centres d’attraction, doit être utilisée et complétée par la méthode psychogéographique. Le terrain passionnel objectif où se meut la dérive doit être défini en même temps selon son propre déterminisme et selon ses rapports avec la morphologie sociale. (l’ombre des choses/ ou le vide absolu / 3 ) 

Encre pourpre soulignée par crissements de pneus 1/2/3

 Dictatures de la vitesse/ Guy ERNEST Débordé par Noël BRACO /16 avril 2008 / Vitesses de

la Dictature

 

CrossRoast
Crossroad...


au Grand Palais du 16/04 au 13/07/08


FIGURATION NARRATIVE: http://www.rmn.fr/Figuration-narrative

FigNArtistes

Quand l'art prend le pouvoir
sur ARTE
le samedi 19 Avril 2008 à 18h05

ARTe

http://www.arte.tv/fr/histoire-societe/Mai-1968/1986056.html

Figuration_narrative

Posté par leoncobra à 10:25 - MAI-JUIN 1968 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 avril 2008

Dérives Gauches



Rue_Censier2


VISIT GUY D.   (1/2 )


La Société du spectacle est un livre de Guy Debord publié en 1967. Il est composé de 221 paragraphes divisés en 9 chapitres.

La phrase d'ouverture est un détournement de la phrase d'ouverture du Capital de Karl Marx :

« La richesse des sociétés dans lesquelles règne le mode de production capitaliste s'annonce comme une "immense accumulation de marchandises". » (première phrase de Marx)
« Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s'annonce comme une immense accumulation de spectacles. » (première phrase de la Société du Spectacle )



Rue_Censier3


Olaf reprend et complète mon Flash sur le ROCK & ROLL CIRCUS d'il y a deux jours:

visite guidée: http://jerryroad.over-blog.com/

Merci Tonton pour la traduction de Sympathy for the Devil; c'est la bolée de Satan !


200px_Fightingmanstones



Posté par leoncobra à 14:15 - MAI-JUIN 1968 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3   Page suivante »